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Jacques-Henri Tournadre est dessinateur de BD. Il sera le 22 avril au musée du Vexin dans le cadre d’une animation de croquis naturalistes. Rencontre avec un artiste qui sait aimer la vie.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  18 avril 2007
Page 20 

Jacques-Henri Tournadre, créateur d’imagination.

Le 22 avril prochain, Jacques-Henri Tournadre animera un atelier d’initiation des techniques de croquis naturalistes au musée du Vexin français, à la maison du Parc.

Talent précoce

Son talent est précoce : dès l’âge de 12 ans il use beaucoup de crayons et espère déjà en faire son métier. Élève sérieux, sa passion prend tout de même le dessus au lycée : « Les études ne m’intéressaient plus mais heureusement mes parents l’ont compris et m’ont encouragé à suivre ma voie ».

Cette voie le conduit jusqu’au Beaux-Arts. Le scénariste Pierre Christin le contacte ensuite pour qu’il exerce ses talents dans le journal Pilote.

Sa carrière est lancée et pendant dix ans il participe à de nombreuses BD dont une, Irvin (paru en 1992), pour laquelle il collabore avec un ami d’enfance Pierre-Yves Trano.

Artiste polyvalent

Soucieux de ne pas être gagné par la monotonie, il décide de rejoindre deux amis qui montent une boîte de publicité, Publiland. Cette étape, qui a duré dix ans, lui a énormément apporté parce que « c’était varié et plaisant. On pouvait me demander autant des dessins réalistes qu’humoristiques ».

Cette polyvalence est un véritable atout : « Ça m’a appris à être plus efficace car sous pression on trouve souvent la solution plus vite ».

Rattrapé par le monde de l’édition, il accepte le projet de BD enfantine de Franck Spengler, qui est également un de ses proches. Ce dernier imagine l’histoire de Polo, l’hippo rigolo, héros des petits.

Illustrer pour des enfants est une première pour lui : « Au début j’avais quelques difficultés car c’était une autre approche. Par la suite j’y ai pris un réel plaisir. »

Se remettre en question

Toujours en mouvement, il se mue trois fois par semaine en professeur de BD à Auvers-sur-Oise et Dommont. C’est également un moyen pour lui de se remettre en question.

« On passe souvent des heures tout seul pour illustrer une bande dessinée, c’est parfois un peu triste. Voir ces dessinateurs en herbe ça me stimule », explique-t-il.

Thomas Chapot


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