Les milliers de propriétaires de maisons fissurées après la canicule regroupés en association ont écrit à chaque candidat afin de lui demander quelles décisions immédiates et concrètes il prendra dans ce dossier, dès son arrivée à l’Elysée.
Rappelons qu’à la suite de la sécheresse de l’été 2003, plus de 7600 communes ont été sinistrées dans toute la France et des dizaines de milliers de maisons ont été touchées au niveau des structures : fissures, affaissements, menaces d’effondrement en sont les conséquences. Mais à ce jour, 3463 communes n’ont pas été reconnues en zone de catastrophe naturelle (CatNat).
Les pouvoirs publics ont alloué à ces communes exclues du dispositif CatNat une aide exceptionnelle de 218,5 millions d’euros au titre de la loi de finances 2006 représentant une indemnisation moyenne de 65 000 euros par commune sinistrée alors que la facture moyenne par famille est de 100 000 euros. Selon le collectif national des sinistrés de la sécheresse, « un rapport interministériel de 2005 évalue le montant de l’aide nécessaire à 1,4 milliard d’euros ».
Le 22 février dernier, une « étape encourageante » pour les sinistrés a été franchie grâce au vote à l’unanimité de l’amendement 371, article 11, de la loi sur le droit au logement opposable. Ce vote prévoit, pour décembre 2007, la remise d’un rapport dressant un état des lieux du dossier. Les sinistrés déclarent tout de même rester « vigilants » et considèrent qu’ils ont été plutôt « méprisés » par les pouvoirs publics depuis trois ans.




