L'opposition critique « le train de vie élevé » de la ville
Frédéric Antoine
Le Courrier de Mantes
Publié le: 04 avril 2007
Page 32
Le conseil municipal a adopté le dernier budget de la mandature l’autre jeudi. Les taxes restent à un niveau égal par rapport à 2006 (taxe d’habitation 17,21 %, taxe foncière sur les propriétés bâties 21,27 %, taxe foncière sur les propriétés non bâties 49,10 %, taxe professionnelle 15,87 %).
Le budget repose sur 52 % de subventions et 48 % de recours à l’impôt (contre 40 % de subventions et 60 % de recours à l’impôt pour l’ancienne mandature). « Il n’y a pas eu d’ostracisme politique, le conseil général nous a suivis dans nos projets », note François Garay qui s’est prêté, jeudi, à un petit bilan à l’heure du dernier budget du mandat.
Emprunt élevé
L’emprunt reste élevé à un niveau de 35 millions d’euros a noté Joseph Tréhel (PC). Pour Michel Raynal (UMP), « la municipalité a un train de vie élevé » qu’il évalue à 1 608 euros par habitant contre 1 103 euros par habitants pour des villes de même importance. « L’emprunt fait craindre le pire pour les prochaines années », ajoute le conseiller municipal de droite.
La ville vient de signer un contrat urbain de cohésion sociale d’une durée de trois ans avec l’État. Ce dispositif remplace l’ancien dispositif du grand projet de ville et développe une série d’actions tournées vers l’habitat, l’emploi, l’éducation, l’accès aux soins, la citoyenneté, la prévention de la délinquance. Joseph Tréhel (PC) estime que les actions retenues illustrent « l’échec » de la municipalité Garay car « elles étaient menées avant 2000 », souligne-t-il. Marie-François Savigny (PS) a rappelé à l’élu communiste qu’il était « déjà contre » les toutes premières actions retenues par l’ancien maire dans le cadre de la politique de la ville.
De son côté enfin, Jean Delarue (Parti des travailleurs) s’est inquiété du qualificatif selon lequel le contrat urbain de cohésion social serait le « pendant social de l’ANRU » : « Pour le moins la formule est inquiétante… il n’y a pas grand-chose dans cet empilement. C’est un dispositif sur lequel personne ne peut avoir d’illusions », estime-t-il.
On peut noter au chapitre des travaux de cette année, le chantier de la médiathèque, sans doute le dernier affectant les services qui intéressent le public muriautin. Des crédits de 491 500 euros ont aussi été affectés au projet de ZAC du prolongement de la ZAC du centre-ville (face à la médiathèque) où le projet d’aménagement prévoit la construction de 300 à 350 logements.
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