« Je ne souhaite pas que l’on soit triste (juste un peu) car ma vie a été bien remplie » : c’est le message que Francine Raymond avait pris la gentillesse d’adresser à ses proches et à ses amis juste avant de partir. Une foule nombreuse et très émue s’était réunie jeudi à l’église Saint-Nicolas pour suivre ses obsèques et lui dire un dernier adieu.
Conseillère municipale, membre de nombreuses associations, Francine Raymond nous a quittés à l’âge de 64 ans après s’être battue avec un courage inouï contre le cancer.
Hommages
Au cours de l’office religieux, les témoignages se sont succédé pour rendre hommage à cette « femme de qualité ».
Son époux, tout d’abord, Camille Raymond a rappelé les trois mots qui la caractérisaient le mieux : « Amour, générosité et courage ».
Le maire Guy Poirier a lui aussi tenu à s’incliner devant sa mémoire : « Nos chemins étaient différents, mais pas opposés. Quand l’intérêt commun le demandait nous savions nous retrouver. C’était une femme de conviction, d’engagement et d’ouverture ».
Hélène Masanel, la présidente du Rotary club de Meulan, a souligné tout le travail accompli par Francine Raymond : « C’était une pionnière. Première femme à entrer dans le club en 1999, elle en fut la première présidente en 2007 », a-t-elle rappelé.
Puis une bénévole de la Croix Rouge s’est ensuite exprimée au nom du président Jean-Pierre Couffin absent. Elle a évoqué l’humanisme de Francine Raymond, la force de son engagement, sa capacité à donner d’elle-même et de son temps au service des autres, sans jamais compter.
Bien sûr, tous ses amis vont essayer ne pas être triste, mais tous l’on dit : « Elle va terriblement nous manquer ».
Francine Raymond a été inhumée vendredi à Morières dans le Vaucluse.
La rédaction du Courrier de Mantes présente ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Une femme en politique
Mère de deux enfants, et grand-mère de deux petits-enfants, consultante en ressources humaines de métier, Francine Raymond pourrait faire figure d’exemple pour toutes les femmes qui veulent s’engager dans la vie politique locale.
Entrée dans la vie municipale avec l’élection de 1995, elle n’a pas attendu la loi sur la parité pour faire changer les habitudes et le regard des citoyens sur la place des femmes dans un monde encore très masculin.
Elle s’est illustrée pendant son dernier mandat par sa capacité d’ouverture et son sens de la concertation, et de l’échange.
Avec ce goût d’organiser et de fédérer, comme elle l’a dit elle-même, elle a exercé son mandat de façon moins partisane que nombre de ses collègues et de façon moins autocratique aussi. Francine Raymond voulait faire évoluer la vie politique.
Elle, qui refusait de « faire carrière », était de celles et ceux qui pensent qu’on peut faire de la politique autrement.
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