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Appelé au gouvernement en avril 2004, Henri Cuq avait confié la 9e circonscription à son suppléant. Il repart à la conquête de son siège de député, cette fois avec comme suppléante Sophie Primas.

Législatives : Henri Cuq repart pour deux tours
Henri Cuq repart en campagne. Le ministre des relations avec le Parlement va, de nouveau arpenter sa 9e circonscription, sous la bannière de l’UMP, pour préparer la présidentielle et surtout les législatives.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  28 mars 2007
Page 9 

Il fait parti des fidèles de Jacques Chirac et même de sa garde rapprochée. Autant dire qu’Henri Cuq a été particulièrement attentif à ses dernières déclarations : « Le président de la République a fixé un cap en s’appuyant sur des valeurs, qui sont comme il l’a dit les combats de sa vie : la lutte contre l’extrémisme, la modernisation de notre pays tout en veillant à l’adaptation de notre modèle social et en faisant résolument le pari de l’innovation, et en affirmant aussi une vision de l’Europe et du monde où la France doit apporter une parole de justice et de paix, comme il l’a fait en exprimant notre position sur le conflit irakien. Car le dialogue des cultures doit prendre le pas sur l’unilatéralisme. »

Vouloir vivre ensemble

Et lorsqu’on lui fait observer que ces thèmes sont peu abordés dans le programme de Nicolas Sarkozy, il répond : « Il a beaucoup évolué. Si l’on peut parler de rupture dans certains domaines, il y aura continuité en matière de politique étrangère et de défense. Ce qui veut dire que la position de la France, à laquelle nous sommes attachés, qui passe par le multilatéralisme, le dialogue entre les civilisations et le codéveloppement, demeurera ce qu’elle a été depuis douze ans. »

Au terme de rupture, mis en exergue par le président de l’UMP, il préfère celui « d’approfondissement des réformes ». « On voit bien, dit-il, que ce qui a été fait jusqu’ici pour lutter contre le chômage doit être approfondi. Il y a là aussi obligation de continuer l’action politique, car ce qui a été conduit réussit : 450 000 chômeurs de moins en quinze mois c’est considérable ! ».

Lorsqu’on lui parle création d’un éventuel ministère de l’immigration et de l’identité nationale il répond : « Ce qui compte, c’est le « vouloir vivre ensemble ». Ce qui pose problème aujourd’hui, c’est l’immigration clandestine. Or, vouloir vivre ensemble, c’est forger l’identité nationale de notre pays pour les trente ans qui viennent. Cela passe par l’acceptation de valeurs communes et le respect commun de nos différences ».

Alors un ministère ? « Si c’est pour recouvrir l’ensemble des politiques d’accueil, d’insertion et d’intégration, et ce qui vise à coordonner les actions de développement dans les zones sensibles… ».

De nouveau

en campagne

Parité oblige, Henri Cuq a choisi une femme, Sophie Primas, adjointe d’Aubergenville, pour suppléante. Pierre Amouroux sera, lui, le président de son comité de soutien. « C’est une jeune femme engagée dans la vie active, mère de trois enfants et impliquée dans la gestion des affaires publiques. Elle est adjointe aux finances et présidente de la SEM Val de Seine, et elle a une qualité essentielle à mes yeux : elle aime les gens ».

Il s’est imposé « un challenge » : « Tout faire pour mieux vivre » dans « cette circonscription qui est un raccourci de la France, contrastée et riche de sa diversité, et qu’il faut mieux faire vivre ensemble ». Il veut s’intéresser « à la chaîne de la vie du début à la fin ». Cela passe « par l’accueil de la petite enfance en zone rurale » à celui des personnes âgées. Il se veut « un élément favorisant les synergies entre les acteurs » « un catalyseur qui apporte son expérience, son réseau et ses relations à Paris. Et de ce côté-là, j’ai quelques atouts… ».

Sur le plan de l’économie locale il a aussi quelques idées sur le développement des pôles d’équilibre en milieu rural, « que j’ai créé avec Frank Borotra », et surtout « l’opération d’intérêt national qui va permettre la remise à niveau de la Seine Aval sur le plan du logement, des transports, des équipements. Et l’OIN, nous l’avons obtenue avec Pierre Bédier, parce que nous avions le poids politique pour convaincre ».

De la même façon, il pousse à la création d’un pôle de compétitivité où se retrouveraient Dassault, Astrium et Safran « pour garder à l’Ile de France son rang dans le transport spatial ».

Et d’ajouter que c’est sous son mandat « que Les Mureaux ont obtenu 106 millions d’euros pour la rénovation urbaine » et que le projet de nouveau commissariat vu le jour.

S’il est bien à sillonner sa circonscription, comme à son habitude, il s’est mis au goût du jour en créant un blog (henri-cuq. com) où on lira ses impressions de campagne et ses projets. Il s’est même mis à l’ordinateur.

Aubergenville. Raffarin fait le show pour Sarko

Pour son premier grand meeting yvelinois de soutien à Nicolas Sarkozy, l’UMP avait choisi Aubergenville et la 9e circonscription chère au ministre Henri Cuq. Salle comble mardi soir dernier à La Nacelle. Les 450 places du théâtre étaient toutes occupés avec au premier rang une poignée d’adolescents qui ont accueilli les ténors en scandant « Sarkozy président ».

À la tribune trois chiraquiens “pur jus” pour louer les mérites du candidat à la présidentielle : Henri Cuq, Pierre Bédier et l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

« J’ai pris un engagement de fidélité et de loyauté. J’ai attendu que Jacques Chirac se soit exprimé pour m’engager aux côtés de Nicolas Sarkozy. Je m’engage aujourd’hui dans cette campagne sans arrière-pensées », a pris le soin de préciser Henri Cuq après avoir évoqué le bilan du gouvernement, rappelant notamment la loi de programme sur la sécurité avec la création de 13 000 postes de policiers et de gendarmes, la « grande loi » sur la laïcité, « les réformes plus difficiles, l’assurance-maladie, les retraites ». « Tu as eu droit à tout », a-t-il lancé à l’adresse de Jean-Pierre Raffarin.

À son tour, Pierre Bédier a filé la métaphore de la course de Formules 1 pour évoquer la campagne de la présidentielle avec un message simple : « Nous sommes en pôle position, mais il ne faut pas croire que la course est gagnée avant d’avoir été courue ».

Comme tous les poids lourds du parti, Jean-Pierre Raffarin mouille la chemise dans cette campagne, mais s’il est venu jusqu’à Aubergenville, c’est avant tout par amitié pour Henri Cuq, l’un de ses « ministres préférés » avec qui il a passé « de bons moments, mais aussi de foutus quarts d’heure » pendant les questions au gouvernement quand « le chaudron chauffait » dans l’hémicycle : « Ça tirait dans tous les coins et il me disait : attends, ce n’est pas encore assez grave ! ». Franche rigolade dans les travées de La Nacelle.

Voilà pour la plaisanterie avant de passer aux choses sérieuses et tirer à boulets rouges sur les adversaires de Nicolas Sarkozy en dénonçant d’abord la « polka des éléphants du PS ». À coup de phrases assassines, tout le monde en a pris pour son grade avec une dose supplémentaire pour Ségolène Royal accusée de « ne savoir travailler avec personne dans la durée », d’avoir un « exercice solitaire du pouvoir » et surtout de défendre un « programme trouble ».

« Un projet clair »

Jean-Pierre Raffarin s’en est ensuite pris au programme « virtuel » de François Bayrou qui pourrait entraîner la France « dans une problématique insoluble » de gouvernement. Puis il a vanté le programme « clair » Nicolas Sarkozy, là encore souvent sur le ton de l’humour. « Sarkozy, il est authentique. [… ] Dans un gouvernement, le garçon n’est pas facile. Mais il est clair et il dit ce qu’il pense. »

Enfin, délaissant son idole @Johnny, il a choisi Sardou pour conclure sur le thème de l’identité nationale : « Qu’où que tu viennes, tu seras le bienvenu chez moi, sachant qu’il te faudra respecter eux qui sont venus avant toi ». Le show a réjoui une salle acquise d’avance.

F.C.


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