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Rue Gambetta, quatre familles dans des logements insalubres
Le Courrier de Mantes
Publié le:  28 mars 2007
Page 17 

Rassemblement lundi sous les fenêtres du n° 20 rue Gambetta. « Nous voulons montrer à ce propriétaire que les locataires ne sont pas seuls, qu’il ne pourra plus faire n’importe quoi », lance le conseiller municipal communiste Marc Jammet. Avec les militants du DAL (droit au logement), ils sont une trentaine. La manifestation a été organisée au pied levé dans la nuit de dimanche à lundi après que deux individus sont venus réclamer à l’une des locataires trois mois de loyers pour compenser l’APL que la CAF ne verse plus au propriétaire. En effet, estimant que les logements vétustes du 20 rue Gambetta ne correspondaient pas aux normes, la caisse d’allocation familiale avait décidé au début de l’année de ne plus allouer l’APL qu’elle payait directement au propriétaire.

Marc Jammet et le DAL n’y vont pas par quatre chemins estimant que les « quatre appartements doivent être déclarés en “insalubrité permanente” ». L’élu communiste qui est intervenu sur ce dossier au dernier conseil a bon espoir de voir aboutir les démarches. Le dossier est à la préfecture et plusieurs courriers ont été adressés au procureur de la République.

Les services hygiène de la ville étaient déjà intervenus demandant au propriétaire de ne pas relouer l’appartement après le départ d’une locataire relogée par l’Opievoy après de longues démarches. Mais ce dernier n’en a pas tenu compte. Un coup de peinture blanche, il a reloué 600 euros par mois ce logement fait de bric et de broc.

« Quand je prenais ma douche j’avais peur de me retrouver à l’étage du dessous. Ici, j’ai tué deux rats », raconte l’ancienne locataire qui ne décolère pas.

À l’étage du dessous, pour un loyer à 480 euros, le plafond et le plancher manquent de s’effondrer.

Les locataires racontent les mêmes galères : « Cet hiver, nous avons eu trois coupures d’EDF et du gaz, parce qu’il n’avait pas payé les factures alors que nous nous payons les charges. Dès qu’il pleut, l’eau s’infiltre par les fissures. »

« Ce personnage profite de familles fragilisées, notamment des femmes seules avec leurs enfants, pour faire payer des loyers exorbitants », poursuit Marc Jammet qui dénonce des méthodes « de marchand de sommeil ». La nouvelle locataire du deuxième étage a dû débourser 1 800 euros pour entrer dans les lieux.

L’élu communiste et le DAL demandent qu’une mesure d’urgence soit prise pour mettre fin à cette situation et que les familles soient relogées dans des conditions dignes.

La rédaction a tenté de joindre à plusieurs reprises le propriétaire qui n’a jamais répondu.


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