C’est probablement la dernière ligne droite. Le chantier de réhabilitation du quartier, construit dans les années quatre-vingt, vient d’être lancé avec l’arrivée des premiers ouvriers de la société Screg, jeudi. Déjà quelques pavés ont été dégagés rue Georges-Brassens pour retrouver le câblage de l’éclairage public.
Il s’agit du premier des trois grands chantiers que va connaître le bas du domaine dans les prochains mois. Il sera suivi de la démolition de vingt-neuf logements de part et d’autre de la voie, puis par la rénovation des bâtiments et logements.
Zone 30
Après dix mois de travaux, la rue sera mise en double sens et limitée à 30 km/h. Des places de stationnement longitudinales vont être créées de chaque côté de la rue, de même que plusieurs « liaisons piétonnes », matérialisées par des plateaux de traversées, pour réduire la vitesse des automobiles.
« Les accès aux logements et aux commerces vont être maintenus pendant cette période », a-t-on précisé au cours d’une réunion qui a rassemblé une soixantaine de locataires, mercredi. La facture de l’aménagement de cette rue avoisine 1,4 M € hors taxes.
En amont, la rue Paul-Fort, aujourd’hui en double sens, devrait passer en sens unique à terme « pour plus de sécurité, la création de stationnement et l’élargissement des trottoirs ».
La partie haute des parkings situés au-dessus de la gare routière doit être écrêtée et les locaux de l’ex-Franprix rasés pour offrir une vue sur l’espace vert de l’avenue du Vexin.
Particulièrement attendue des habitants, la rénovation du bâti commencera par le “patrimoine historique” d’Emmaüs, rue Desnos, sur les hauteurs du quartier, par tranches de dix-huit mois de travaux, à partir de novembre. Le programme comprend la réfection des terrasses sous lesquelles des « mini-chaufferies alimentées au gaz » sont prévues pour alimenter les logements et remplacer les vieux convecteurs électriques individuels souvent en panne.
En dehors des fissures entre les dalles, beaucoup de salissures, les bâtiments ne présentent pas de problèmes majeurs. Les pignons vont être isolés, les peintures refaites, les persiennes remplacées.
Au sein même des appartements, le bailleur Emmaüs a notamment prévu de remplacer les tableaux électriques.
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