Pour la troisième année consécutive, Jacques Saint-Amaux a pris un arrêté municipal pour éviter l’expulsion de deux familles. Elles risquaient de devoir quitter leur logement à partir du 15 mars date de la fin de la trêve hivernale. Mais Jacques Saint-Amaux en a décidé autrement.
« Il fallait tout faire pour éviter que ces familles se retrouvent sur le trottoir ». Même si c’est illégal.
En effet, les deux autres années, le préfet avait attaqué cette décision en justice et fait annuler l’arrêté.
Cette année, il devrait en être de même malgré « cette nouvelle loi sur le logement opposable qui pourrait empêcher cette annulation ». Jacques Saint-Amaux estime que pendant le délai de trois mois que prend l’annulation, ce sont tout de même trois mois au cours desquels ces familles ne seront pas « sur le trottoir » ou à l’hôtel ce qui « coûte beaucoup plus cher que de les maintenir dans un logement ».
L’an dernier, ce sont près de quinze familles qui étaient dans ce cas. Pour le moment, elles ne sont que deux, mais selon Jacques Saint-Amaux « ce n’est que le début ».
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