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Jean-Luc Petitrenaud, au bar de l’établissement situé sur la promenade Marie-Guillet. |
12 heures, ce mardi. La salle du restaurant est comble. Agitation du côté du personnel qui ne sait plus où donner de la tête. Dans une pagaille inhabituelle, le service s’adapte, tant bien mal, au gré des contraintes du tournage au bar, en salle ou devant les barbecues sortis devant le restaurant… et des caprices des dieux du ciel.
Au centre, Jean-Luc Petitrenaud donne ses directives, contrecarre parfois l’enchaînement des séquences de la matinée initialement prévues, mais garde pour tout le sourire.
Si le journaliste et critique gastronomique a choisi de s’arrêter à Bonnières, ça n’est pas vraiment un hasard.
Entre les patrons de l’établissement et lui, une complicité existe depuis plusieurs années : « Il était passé nous voir lorsque nous avions notre restaurant à Neuilly-sur-Seine, il y a cinq ou six ans, explique le maître des lieux, Xavier Chipponi. Il aimait son côté un peu fou. Le principe était que les gens ne se contentent pas de manger mais laissent leurs soucis à l’extérieur pendant une heure. Il y a quelques semaines, il a reconnu mon beau-frère, dans un bar à côté des studios d’Europe 1. Chacun a donné de ses nouvelles et il a promis de passer à Bonnières. »
Et voilà comment on se retrouve avec une équipe de trois caméras, de techniciens et d’assistants dans les allées d’un restaurant, en heure de pointe.
Années trente et réalité
« On ne vient pas pour le service aux consommateurs, mais pour partager un moment », résume Jean-Luc Petitrenaud, 57 ans, charmé par « l’esprit années trente, guinguette » du restaurant de la promenade Marie-Guillet.
Il aime l’esprit, mais ne nourrit aucun sentiment passéiste : « Je ne raconte pas une France qui n’existe plus, je ne viens pas ici par goût de la nostalgie. Nous sommes dans une belle réalité, notre réalité. C’est pétillant ! »
C’est donc bien de mélange des temps, des talents des hommes et des femmes qu’il fait témoigner dans son émission dont il est question.
Et les plats présentés par la maison ? Rien d’exceptionnel : une blanquette de veau et un dos de cabillaud à l’échalote. Mais les secrets de préparation de “La canne” sont à découvrir dans trois semaines, sur France 5.






