Chez les minimes, les Yvelines ont pris assez nettement la tête du match, remportant les finales en huit filles et huit garçons. Le club de Versailles fournissait le gros (9 rameurs sur 16) des équipages minimes garçons engagés sur les huit yvelinois. Le huit des filles était plus disparate, composé de rameuses de Meulan (3), Mantes-la-Jolie (1) ; Versailles (1), Andrésy (1) et Port-Marly (1).
L’entraîneur de l’ASM André Pécaric remarquait aussi la bonne tenue du quatre de couple yvelinois (et pour le coup 100 % mantais), dont c’était, avec le match départemental du dimanche précédent, la première approche de la compétition. « Il leur a fallu reproduire à haute cadence ce qu’ils apprennent à l’entraînement. J’ai trouvé qu’ils étaient réceptifs aux consignes, et ils ont du coup été capables, entre la course du matin et celle de l’après-midi, de gagner deux places. C’est plutôt encourageant. »
Chez les cadettes, le huit de couple yvelinois a pris la deuxième place, à 8 secondes du bateau de la LIFA qui était, lui, de pointe. Les Yvelinoises (mantaises pour la moitié d’entre elles) n’étaient sorties ensemble que deux fois. Et elles ne sont, pour six d’entre elles, que cadettes première année. Cette deuxième place signale donc un « gros potentiel ».
En quatre de couple cadettes, les bateaux de la LIFA ont été absolument intouchables, trustant les trois premières places.
En cadets, en revanche, les deux bateaux de ligue ont été battus par un huit du club de Melun (et l’un d’eux lui abandonne sa place en coupe de France). On pourrait penser que la sélection des rameurs de ligue, cette longue opération engagée il y a des mois, rend impossible ce genre de surprise, mais non. « Le meilleur équipage, ce n’est pas forcément l’addition des meilleurs rameurs », observe Tarik Tounti, dirigeant à l’ASM.
Classement : 1. Comité départemental d’aviron (CDA) Val-de-Marne, 743 pts. 2. CDA Yvelines, 550 pts. 3. CDA Seine-et-Marne. 4. CDA Hauts-de-Seine. 5. CDA Val-d’Oise. 6. CDA Essone.
Huit minimes filles de couple
1. Yvelines. 2. Val-de-Marne. 3. Hauts-de-Seine.
Quatre de couple minimes filles
1. Hauts-de-Seine. 2. Seine-et-Marne. 4. Yvelines. 5. Yvelines.
Quatre de couple cadettes
1. LIFA. 2. LIFA. 3. LIFA (avec Leslie Renard de l’AMMH)
Huit cadettes
1. LIFA (pointe). 2. Yvelines (couple).
Huit minimes garçons
1. Yvelines. 7. Yvelines
Quatre de couple cadets
5. Yvelines. 7. Yvelines.
Huit cadets de pointe
1. Melun. 2. LIFA (avec Cyril Renard et Romain Tentillier de l’AMMH). 3. LIFA. 5. Yvelines. 9. Yvelines.
À bord du huit cadettes
La Mantaise Alizée Novello-Zlatic fait partie du huit cadettes départemental. Elle raconte : « Ce bateau a été fait trois semaines avant la compétition. Nous nous sommes entraînées seulement deux fois toutes ensemble. Il a été composé en partie de Mantaises (Caroline Marcinkowski, Sakina El Hrissi, Alice Houriez, la barreuse Luana Rousseau et moi), mais également de trois Versaillaises (Thomine Rousselin, Cécile Beraud, et Juliette Martin) et d’une rameuse du RC Port-Marly (Natacha Eyber). Pour la plupart d’entre nous ce fut notre premier 1 500 m, c’est pour cela que le stress commença à monter quand nous montions au départ… Face à nous étaient présents des bateaux du 94, du 92, du 77, mais surtout un bateau de la LIFA (qui lui était de pointe). Nous voulions tout donner pour pouvoir battre ce bateau car il était composé des meilleures rameuses de toute l’Ile-de-France. Quand l’arbitre baissa son drapeau pour donner le départ, nous n’étions pas alignées dans la ligne d’eau, ce qui nous fit partir de travers, et surtout perdre beaucoup de secondes… Je pense que c’est à cause de cela que nous n’avons pas réussi à battre le bateau de la LIFA lors de la série, Mais nous sommes tout de même arrivées deuxièmes (à 8 secondes des premières et 20 secondes devant les troisièmes). En finale notre objectif était d’arriver premières, devant la LIFA. Nous avons fait un bon départ, mais le huit de la LIFA est vite parti devant. Au 1 000 et au 500 nous avons relancé trente coups pour nous éloigner un peu de nos adversaires. Nous nous encouragions mutuellement car tenir 1 500 mètres n’est vraiment pas facile. Au 250 nous avons fait l’enlevage en espérant rattraper la LIFA, en vain. Nous sommes donc arrivées à la seconde place, à 8 secondes des premières. »
Pour imprimer cet article
Envoyez cet article à un ami
Autres articles associés