Sdrif : agriculteurs satisfaits, CCI inquiète
Le nouveau schéma directeur d’Ile-de-France qui fixe les grandes orientations pour l’aménagement du territoire en région parisienne sur les 15 années à venir suscite des réactions mitigées, notamment en ce qui concerne de la déviation de la vallée de la Mauldre.
Francine Carrière
Le Courrier de Mantes
Publié le: 21 mars 2007
Page 12
Les agriculteurs ont le sourire depuis que le conseil régional a révisé le projet de déviation de la vallée de la Mauldre. La décision a été prise le 15 février dernier dans le cadre du vote du schéma directeur d’aménagement de l’Ile-de-France.
« Ainsi, au lieu d’une nouvelle voie rapide sur le plateau, qui aurait gravement déstructuré le territoire agricole, il s’agira d’un “aménagement de la RD 191, entre la RD 13 à Epône et la RN 12, avec des déviations locales à 2 X 1 voie” », écrit la chambre interdépartementale d’agriculture.
L’organisation professionnelle rappelle que « le tracé inscrit sur la carte à l’époque (NDLR : schéma de 1994), coupait le plateau agricole à plusieurs kilomètres à l’ouest de la vallée et créait donc un impact très grave sur les activités agricoles ».
« C’est pourquoi la chambre d’agriculture et l’ensemble des organisations professionnelles s’y étaient opposés avec la plus extrême fermeté », souligne le communiqué.
La profession agricole se félicite donc de cette décision qui « prend en compte l’impérieuse nécessité d’économiser l’espace, bien rare et non renouvelable s’il en est [… ] Elle reste cependant très vigilante sur l’évolution du dossier. »
« Le développement économique pénalisé »
Autre son de cloche à la CCI : Jean-François Bernardin, le patron, de la chambre de commerce et d’industrie Yvelines-Val d’Oise qui vient de publier J’aime la France, mais je suis en colère exprime encore son courroux cette fois au sujet du SDRIF. « Depuis toujours développement économique et aménagement des axes de communication sont allés de pair. Le rejet actuel de projets essentiels pénalise durablement l’économie de nos départements et les générations futures en paieront le prix », affirme-t-il.
Il fait allusion au prolongement de la Francilienne l’A104 entre Cergy et Orgeval, ceux de l’A12 et de l’A167 et à la liaison nord-sud entre l’A13 et la RN 12, la fameuse déviation de la vallée Mauldre que la région n’a pas inscrite selon les tracés que souhaitait la CCI.
Il s’insurge aussi contre « le couvre-feu de l’aéroport de Roissy Charles-De-Gaulle de 23 heures à 6 heures du matin l’empêchant d’assurer sa mission essentielle de transport de fret ».
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