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Maison du tourisme. Micheline Lacoux peint le Mantois


Francine Carrière

Le Courrier de Mantes
Publié le:  21 mars 2007
Page 20 

« Je suis une fille de Mantes-la-Ville et je reste une fille de Mantes-la-Ville ». À 70 ans, Micheline Lacoux n’en démord pas. Ce n’est pas pour autant qu’elle ne franchit pas les frontières de sa ville natale. Installée à Limay depuis 1962, elle parcourt toute la région appareil photo en main ou chevalet sous le bras pour immortaliser les paysages et le patrimoine du Mantois qu’elle aime passionnément.

Entre deux expositions dans la région, cette fidèle des Arts Mantevillois est l’invitée de la Maison du tourisme du Mantois jusqu’au 31 mars. Elle y a accroché une trentaine de toiles qui s’offrent au regard du visiteur comme une invitation à une promenade colorée à travers le patrimoine naturel et historique de la région. « Sur les traces d’une histoire commune et personnelle », comme ce tableau de l’église Saint-Etienne de Mantes-la-Ville où elle s’est mariée.

« Cette exposition, c’est une histoire de souvenirs dont tous ces lieux sont chargés pour moi et d’amitié depuis toujours avec les gens de la maison du tourisme », explique-t-elle.

Micheline Lacoux est nature : « Je suis là, enracinée. Pour cette exposition, je me suis secoué les puces », lance-t-elle dans un grand sourire.

Les bords de Seine, la collégiale, les rues de Mantes, le château de Rosny, celui de la Roche Guyon : depuis qu’elle a repris la peinture il y a 24 ans, comme une thérapie après le décès de son père, ses sources d’inspiration n’ont guère varié. Micheline Lacoux ne renie pas un certain classicisme figuratif. Mais elle revendique surtout haut et fort le souci du détail. Un goût que lui a transmis son professeur de peinture d’autrefois, l’aquarelliste Mme Desmoulins qui enseignait lorsque Micheline avait 12 ou 13 ans.

De sa pratique de l’aquarelle, elle a aussi gardé un goût pour la finesse et la transparence, quelle que soit la technique utilisée. « Aquarelle, acrylique, huile, crayon, encre, je prends un peu tout ce qui me tombe sous la main. Je peins en fonction de mon humeur et cela se ressent dans mes tableaux », affirme-t-elle.

Cet hiver à l’occasion d’une ballade le long de la Seine du côté de Limay, elle a été saisie par les reflets d’argent de la Seine. « Lorsque je suis rentrée à la maison, c’était comme une impulsion, un besoin. Je me suis mise à l’ouvrage », raconte-t-elle. De sa palette est né un tableau d’une légèreté et d’une profondeur qui n’est pas sans évoquer certaines estampes japonaises. Une piste qu’elle s’est promise d’explorer.

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