Dans la crise qui agite actuellement le FC Mantois (lire notre précédente édition), Patrick Lefoulon, maire adjoint chargé des sports à Mantes-la-Ville, ne prend pas partie. « Il existe un problème d’interprétation statutaire. Nous souhaitons qu’il se résolve mais nous n’avons pas à nous ingérer dans la vie du club. Nous ne nions pas l’existence de la crise. S’ils peuvent aider à sa résolution, les élus n’ont pas à s’interdire d’agir, mais ils doivent demeurer prudents. »
« Ce club a une âme ! »
Les sollicitations, dit-il, sont venues des deux parties. M. Lefoulon indique que la maire de Mantes-la-Ville, Annette Peulvast, a eu l’occasion de rencontrer l’une et l’autre.
Patrick Lefoulon considère qu’il est « hors de question de remettre en cause l’existence du FC Mantois. Le bilan du club est largement positif. En 1993, le football était dans une situation catastrophique dans nos communes. Le FC Mantois compte aujourd’hui 800 adhérents, son budget est de 400 000 euros. Il y a treize ans, rappelle l’élu, l’équipe première évoluait en division d’honneur. Et puis, surtout, ce club a une âme ! »
Daniel Péreau, maire adjoint chargé des sports à Mantes-la-Jolie, indique avoir « reçu, séparément, les protagonistes de l’affaire » en compagnie du maire Michel Vialay. L’adjoint explique d’abord que « la commune n’a pas coutume de se mêler des affaires internes des associations ». À la demande des deux parties, une médiation a cependant été tentée et, « aux dernières nouvelles, chaque partie est prête à faire des concessions ». M. Péreau se refuse lui aussi à imaginer une scission du club, laissant entendre que l’hypothèse en avait été envisagée, par les membres du comité directeur évincés, uniquement par provocation.






