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Environ 150 salariés ont accompagné la délégation.

Les salariés de Renault-Flins réclament un plan de préretraite
Une délégation de l’intersyndicale de Renault-Flins a été reçue vendredi à la sous-préfecture. Elle a remis une pétition signée par 2 700 salariés qui demandent la mise en place d’un plan départ en préretraite.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  14 mars 2007
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Les banderoles des syndicats étaient de sortie vendredi 9 mars après-midi rue de Lorraine devant la sous-préfecture où cent cinquante salariés de l’usine de Flins étaient venus accompagner une délégation chargée de remettre une pétition de 2 700 signatures à la sous-préfète. Cette pétition, que la représentante de l’Etat devra transmettre au gouvernement, a été lancée par l’intersyndicale FO, CGT, CFDT, CFE-CGC et CFTC.

Dans un texte commun, les cinq organisations représentées à Flins réclament la mise en place de mesures d’âge pour permettre aux salariés de plus de 55 ans de bénéficier d’une préretraite. A Flins, environ 1 800 personnes ont plus de 50 ans et 827 plus de 55 ans sur un effectif de 4 300 employés en CDI.

« Il n’est pas une journée sans que des salariés ne posent le problème des départs anticipés, aussi bien sur les lignes de montage que dans les bureaux. Une grande majorité des salariés est usée par les conditions de travail, les atteintes à la santé, le stress et l’amplification des rythmes et des cadences », ont expliqué les représentants syndicaux à Joëlle Le Mouel.

Le texte de la pétition, déjà remise le 21 février au directeur de l’usine de Flins, reste volontairement flou sur le type de mesure à mettre en place : « Pour laisser la place aux jeunes et à tous ceux qui n’ont pas travail, pour profiter tout simplement de la vie après tout ce temps passé au travail, je réclame la mise en place d’une d’un nouveau dispositif de préretraite permettant la continuation des départs anticipés. »

Un flou qui permet de gommer quelques divergences de point de vue pas franchement fondamentales entre les syndicats.

Comme à Valladolid ?

FO, par exemple, demande un plan d’exception pour les usines de fabrication Renault en France. « Renault a mis la main à la poche, pour l’usine de Valladolid en Espagne où un accord a été signé permettant 1 000 départs en préretraite sur 3 ans avec embauche de jeunes à partir de juillet 2008. Pourquoi ne pas faire la même chose en France sur la base du volontariat », explique Laurent Sedille, le secrétaire de Force Ouvrière.

Après la fin du plan CASA de la métallurgie en novembre 2006, la CGT est favorable à un plan global de préretraite dès l’âge de 55 ans.

Si les opérateurs sont en sureffectif dans plusieurs départements, comme à la tôlerie, les techniciens et les agents de maîtrise sont aussi en surnombre. C’est, en tout cas, l’analyse de la CFE-CGC : « Un plan de départ en retraite anticipée permettrait d’absorber les sureffectifs en attendant le redémarrage de Flins », estime Bruno Mathiez.

L’ensemble des syndicats ont également rappelé une revendication commune : l’attribution d’un second véhicule à Flins en remplacement de Twingo dont la fabrication doit s’arrêter en juin.

José, 56 ans : «Je veux partir»

Après quelques années passées dans le bâtiment, José travaille depuis 34 ans dans le secteur retouche tôlerie. « Je travaille depuis l’âge de 18 ans. Physiquement, je suis fatigué. Aujourd’hui, tout ce que je demande, c’est de partir en préretraite. De toute façon je n’irai pas jusqu’à 60 ans. On a vu partir tous les anciens en préretraite. Nous, on est encore là. On va être la génération sacrifiée. Ce n’est pas normal. Vraiment j’en ai marre. Je veux partir. »

José n’est pas syndiqué, mais il a tenu à accompagner la délégation pour exprimer sa lassitude.


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