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Tristan a disparu depuis le 2 mars
Tristan, 16 ans, en seconde au lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie, a quitté son domicile de Rosny dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 mars à l’insu de sa famille. Après avoir d’abord cru à une fugue pour rejoindre des copains à une fête à Guernes, ses parents, sans nouvelles, de lui depuis dix jours sont désormais persuadés qu’il s’agit d’une disparition.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  14 mars 2007
Page 5 

Tristan Charles mesure 1,92 m. De corpulence fine, il a les cheveux blond foncé, châtain clair et les yeux bleu gris.

« J’ai l’impression de vivre en plein cauchemar », confie Carole Charles, la mère de Tristan en prenant sa tête dans ses mains. Dans le pavillon qu’elle occupe à Rosny avec son mari et leur petite fille, la vie s’est comme arrêtée. Tout est désormais centré sur les démarches pour retrouver l’aîné de la famille.

Tristan, 16 ans, scolarisé au lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie, a disparu de son domicile dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 mars.

Quand, le samedi, ils ont découvert que l’adolescent n’était pas dans sa chambre et que la fenêtre était grande ouverte, les parents ne se sont pas trop inquiétés. « Nous avons tout de suite pensé qu’il avait passé outre notre interdiction d’aller à une soirée et qu’il s’était rendu à Guernes », explique le beau-père.

Mais en contactant les copains de Tristan et les parents du jeune homme qui organisait la fête, il a bien fallu se rendre à l’évidence : il n’est pas allé à la soirée.

Le 3 mars, Carole Charles s’est donc rendue au commissariat de Mantes-la-Jolie pour signaler la disparition de son fils.

L’information a ensuite été transmise aux gendarmes, Rosny étant en zone gendarmerie. Le signalement de l’adolescent a été diffusé dans toutes les Yvelines et les départements limitrophes. Sans aucun résultat, si ce n’est une fausse piste à Antony (92).

Les parents ne croient plus à la fugue

Dans un premier temps, comme les gendarmes, les parents ont privilégié la thèse de la fugue. « Tristan vit une crise d’adolescence. Il a mal accepté le fait que nous déménagions et que nous quittions Antony, où il avait ses amis », explique Carole Charles, qui reconnaît aussi être une mère « peut-être un peu trop sur le dos de son fils ». Autant d’éléments qui pouvaient accréditer la version de la fugue.

« En discutant avec ses copains du lycée, nous avons découvert qu’il avait déjà rejoint la nuit, à notre insu, ses camarades pour des soirées où il n’avait pas eu l’autorisation d’aller. Nous sommes maintenant convaincus qu’il voulait effectivement se rendre à cette fameuse soirée à Guernes. Mais il n’y est jamais arrivé », poursuit Carole Charles.

Autre élément inquiétant : Tristan est parti vraisemblablement en tongues, sans rien emporter, ni sa carte de transport, ni papiers d’identité, ni argent, ni portable, ni manteau. « Nous avons vérifié tous les messages internet récents sur l’ordinateur de la maison, tous les numéros appelés sur les portables. Rien n’indique qu’il préparait une fugue. Je pense qu’un adolescent qui sait s’organiser un minimum, comme c’est le cas de mon fils, prévoit au moins de prendre sa carte de transport et un peu d’argent s’il décide de fuguer pour plusieurs jours », analyse-t-elle.

Les recherches n’ont rien donné

La gendarmerie a effectué des recherches sur le secteur de Rosny, le long de la Seine. Les brigades de la région disposent de la photo de l’adolescent et incluent la recherche de Tristan dans toutes leurs patrouilles.

En milieu, de semaine dernière, une lueur d’espoir est née, hélas bien vite éteinte. Les parents de Tristan avaient affiché sa photo portant la mention « disparu » partout à Antony, leur ancienne commune de résidence, au collège, au lycée, dans les fast-foods, etc. Deux jeunes filles ont pensé l’avoir peut-être aperçu. Carole Charles s’est immédiatement précipitée. Mais, la piste n’était pas sérieuse.

Franck, le beau-père, est persuadé que si Tristan avait vraiment été à Antony, il aurait été repéré. « Nous y avons habité pendant neuf ans. Là-bas, tous nos amis tous les copains d’école ont été prévenus. Nous avons fait un affichage massif », explique-t-il.

Parallèlement aux recherches de la gendarmerie, les parents ont engagé des recherches de leur côté. En voiture, à pied, ils continuent de sillonner la région. Ils poursuivent aussi leur affichage. Ils ont même emprunté un bateau pour descendre la Seine de Rosny vers Méricourt. Il n’y a pas un ami de la famille qui n’ait été prévenu. Ses camarades de classe du lycée Saint-Exupéry se sont également mobilisés. L’association SOS enfants disparus a été alertée

Mais les jours passent. Cela fait maintenant plus de dix jours que Carole Charles est sans nouvelles.

La famille demande désormais que la thèse de la fugue soit abandonnée au profit de celle d’une disparition inquiétante et qu’une véritable enquête soit ouverte.

Appel à témoin : toute personne

qui aurait aperçu

un adolescent répondant au signalement de Tristan

peut contacter

la gendarmerie

au 01 34 00 18 00.


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