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Philippe Morice, délégué CGT, (à gauche) interpelle les salariés sur leurs conditions de travail. |
Jeudi, 8 heures du matin. Sur le site de la centrale EDF, le portail est bloqué par des grévistes. « La direction ne veut pas voir la presse », souffle un gréviste. Il faut alors se cacher et attendre le bon moment pour se faufiler au milieu des salariés. La réunion a lieu en plein air, au cœur de la centrale.
Une cinquantaine de salariés entoure Philippe Magnier, délégué CGT et le directeur délégué de la centrale, Yann Le Tessier. Il a de quoi être inquiet : la centrale tourne au ralenti et à effectifs réduits depuis lundi soir. La majorité des 196 salariés sont en grève.
Pénurie de
moyens humains
Philippe Magnier, interpelle Yann Le Tessier sur la relance de la deuxième tranche de production En effet, en décembre dernier, une tranche de production qui était à l’arrêt depuis 1998, a été relancée. Avec beaucoup de succès mais « les salariés n’ont pas été récompensés ».
69 % de grévistes
Ils sont aujourd’hui 196 salariés pour trois unités « contre 270 pour quatre unités en 1992 », raconte un agent. Les salariés estiment être en sous-effectifs. Au mois de mai, une nouvelle tranche de production devrait être remise en route. Les salariés redoutent, à terme, la pénurie de moyens humains. La direction a proposé quatre embauches en 2007 mais il en faudrait plus selon Philippe Magnier.
Les salariés préviennent le directeur de la centrale d’éventuelles actions « ponctuelles qui auront lieu au mois de mai » (N.D.L.R. : date prévue de la remise en route de la dernière tranche de la centrale).
Suite aux réunions et aux négociations, la direction prévoit de doubler les embauches. Mais cela reste « insuffisant » selon Philippe Morice. Au mois de mai, quatre tranches seront mises en route. « Avec quatre tranches, nous devrions être près de 300 salariés. Là on sera à peine huit de plus », affirme-t-il.
La grève a pris fin vendredi soir à 21 heures. Lundi, une avancée a eu lieu puisque les salariés ont obtenu une prime de 500 € chacun et 200 € supplémentaires spécifiquement aux salariés qui ont travaillé sur la remise en route de cette tranche.
« Yann Le Tessier affirme avoir prévu de récompenser les salariés comme il se doit pour cette belle réussite. Mais nous ne savions pas encore sous quelle forme », précise le syndicat.
Concernant le manque d’effectifs, Yann Le Tessier n’a pas souhaité s’exprimer. Idem concernant le mouvement de grève.




