« Je ne pense pas que l’autre soit une nuisance. C’est au contraire une richesse. »
Les reproches faits à l’implantation de logements collectifs - entre autres - dans le lieudit des Closets ont fini d’agacer Françoise Descamps-Crosnier.
Situé entre les rues de la Gare et de Lommoye, le projet prévoit la construction de 120 logements, répartis en cinquante maisons, différentes les unes des autres, et quatre résidences autonomes, de quinze à vingt appartements, du type T2 au T5. Sept logements (trois appartements, quatre maisons) seront proposés en accession sociale à la propriété.
L’ensemble, implanté sur 21 500 m2 de friches, est desservi par un mail piétonnier et fait la part belle aux espaces verts qui représentent 51 % de ce programme imaginé par Promogim. Il comporte aussi une maison de la petite enfance en son centre.
« Ce projet répond à la demande de logements à Rosny et nous permet de nous conformer à la politique publique nationale, départementale et communautaire », précise le maire dans son exposé.
Rejet
Dans l’opposition, qui ne conteste pas la nécessité de construire, Claude Peslerbe regrette néanmoins une « densité un peu forte » dans cette partie de la commune. « Un ensemble pavillonnaire aurait été préférable. »
Dans le même groupe, Bernadette Patin veut défendre les proches habitants du programme et pointe notamment du doigt l’augmentation du nombre de logements, initialement de 104.
« Vous avez fait ce choix en ne tenant pas compte de son rejet par les riverains et par une partie des conseillers municipaux d’opposition. » Sur le fonds, le programme « va amener des difficultés de circulation dans ce quartier et des jeunes enfants à scolariser alors que nos structures sont déjà actuellement insuffisantes ». Et de demander « l’annulation du projet et une reprise des discussions avec les riverains. »
Précédent
« Oui, il y a eu une augmentation du nombre de logement, de 104 à 120, pour donner accès à la propriété à des familles plus modestes, répond Françoise Descamps-Crosnier. Bien sûr, on réfléchit dès maintenant aux équipements scolaires. Je rappelle par ailleurs que Rosny, comme Guerville, sont concernés par l’amendement déposé par un élu UMP sur la loi du droit opposable au logement. Nous ne faisions pas partie des communes tenues de disposer de 20 % de logement à caractère social, même si c’était pour nous une obligation morale. » (Lire par ailleurs en page 7)
« Il y a d’ailleurs eu, poursuit le maire, un précédent dans l’histoire de la commune : le quartier Henri IV, dans les années soixante, avec 180 logements sur un terrain beaucoup plus petit. »
« Ce projet en est la copie conforme. Il n’a pas empêché les gens de s’intégrer. Les élus s’adapteront », estime Patrice Folliot.
Selon le maire, le projet devrait être concrétisé dans « deux ans et demi à trois ans. »
La délibération a été adoptée avec quatre voix contre et trois abstentions.
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