|
Entre le devis et la réalisation des travaux, certaines modifications ont été apportées entraînant cette hausse substantielle. |
Porcheville devra débourser 1,5 million d’euros pour les travaux du boulevard de la République. Le sujet a provoqué des remous lors du dernier conseil municipal lundi dernier. Lors de la pré-étude en février 2004, l’estimation était de 915 000 €.
600 000 € de plus
Les travaux ont pris fin, fin 2006. Aujourd’hui, il s’avère que la mairie doit encore mettre la main au porte-monnaie de 600 000 € de plus. « C’est tout de même incompréhensible ! », fustige Paul Le Bihan, conseiller municipal.
L’entreprise a facturé 27 000 € supplémentaires pour le marquage et le nettoyage, 12 000 € pour les enrobés et près de 55 000 € pour la réfection des trottoirs. Paul Le Bihan et d’autres élus demandent donc une « explication. On sait qu’on va devoir payer mais on aimerait comprendre quoi. Il ne s’agit pas d’une légère augmentation on passe presque du simple au double », continue-t-il. Selon lui, certains de ces travaux comme le marquage et les habillages étaient « déjà prévus dans le cahier des charges ». Donc dans le premier budget. Certaines modifications auraient donc été comptées deux fois.
Dans un document fourni par la mairie, il est stipulé que c’est la somme de 1 532 567,67 € (dont 184 000 € de subventions par le conseil général) qui résultait de l’appel d’offres. Somme qui aurait été votée à l’unanimité lors du conseil municipal du 30 novembre 2005.
Concernant cette augmentation, Maurice Robert a une explication : « Entre les travaux prévus au départ et ceux faits au final, il y a eu des changements. L’entreprise s’est rendu compte qu’il fallait changer certaines choses. L’aménagement a été modifié, il a fallu changer des matériaux. Les devis ont évolué. Entre 2004 et 2006, les prix changent ».
Voté in extremis
Certes, mais l’augmentation de 60 % a, tout de même, du mal à passer. D’ailleurs, elle a bien failli ne pas passer lundi soir. Dix voix pour, dix contre et une abstention. La voix du maire compte double : le budget a été voté. « Incroyable ! » selon certains conseillers qui ne comprennent pas que les élus qui ont voté pour, ne se posent pas plus de questions : « Ils votent pour le budget par principe. Même s’ils ne sont peut-être pas d’accord au fond », souffle une habitante.
Maurice Robert confirme que les aléas internes prennent parfois trop d’importance mais se défend en renvoyant la balle à l’autre « camp » : « Certains élus votent contre toutes les décisions par principe. Même quand il s’agit des recettes », se justifie-t-il.
En attendant et malgré une subvention de 184 000 € du conseil général, il reste 1 348 576,60 € à la charge de la commune, donc des habitants.




