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Jean-Pierre Moine, chahuté pendant la rencontre de samedi.

Foot. FC Mantois, la crise s'aggrave
« Président démission ! » Pareil slogan s’entend rarement lorsqu’une équipe gagne, comme c’était le cas samedi à Mantes-la-Ville. C’est que le différend entre la direction du club et une partie des supporters ne porte pas sur les résultats sportifs mais sur l’annulation des dernières élections au comité directeur.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  14 mars 2007
Page 29 

Le comité directeur du club a invalidé le résultat des élections du 17 février, qui avaient vu l’entrée en son sein de deux opposants à la ligne majoritaire, Ali Ouazène et Djibrill Sarr. Leurs partisans ont manifesté leur mécontentement samedi soir lors du match de l’équipe première.

Démission !

Le président du club Jean-Pierre Moine invoque un « vice de procédure » : lors du scrutin du 17 février, l’obligation pour le votant de présenter une pièce d’identité n’a pas toujours été respectée. Moine dit avoir reçu des lettres d’adhérents mécontents de n’avoir pu voter alors que d’autres, également sans pièce d’identité, ont pu le faire. Devant cette « inégalité de traitement », le bureau a annulé ce scrutin (par quatre voix contre une, celle d’Ali Ouazène, Djibrill Sarr étant absent), après avoir recueilli les « recommandations de la DDJS ». Le même bureau directeur a annoncé la tenue d’une nouvelle assemblée générale extraordinaire le 31 mars, au cours de la laquelle les adhérents seront de nouveau appelés à voter.

Ali Ouazène conteste le récit du président : il affirme que les conditions du vote étaient régulières, et qu’elles étaient agréées par les membres du comité directeur présents.

« Pourquoi Jean-Pierre Moine nous a-t-il, Djibrill et moi, déclaré vainqueurs ? » interroge-t-il. Ouazène considère que le vice de procédure avancé est un moyen d’exclure deux élus qui n’ont pas l’heur de plaire aux autres dirigeants du comité directeur. Ali Ouazène estime être victime d’une discrimination visant à exclure, à travers lui et Djibrill Sarr, la population du Val-Fourré des instances dirigeantes. Il dit avoir saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde).

Ali Ouazène affirme qu’« il n’y aura pas d’élections le 31 mars » L’élu évincé réclame maintenant la démission du bureau directeur. Ses partisans, qui étaient une cinquantaine samedi au stade Bergeal, scandaient « Président démission ! ». Ouazène fédère une partie des éducateurs et nombre de joueurs ou anciens joueurs du club qui, à tort ou à raison, se sentent peu considérés par l’actuelle direction du club. Ali Ouazène, en débarquant en force au stade pendant le match de samedi, a voulu tenter, dit-il, une « opération à la José Bové ». Les tenants de la présidence du club, dans le rôle du maïs OGM ou du Mac Do avant démontage, n’ont évidemment pas goûté l’opération…

Ali Ouazène assure qu’il s’efforce de « calmer (ses) amis. Je n’ai pas voulu que la manifestation déborde sur le cadre sportif, nous n’avons pas cherché à perturber le jeu et nous n’avons rien contre l’entraîneur Kourichi ».

S’il « admet que l’on manifeste son mécontentement », Jean-Pierre Moine considère par contre que « le sportif a été mis en danger », notamment lorsque l’un de ses opposants a voulu pénétrer sur la pelouse avant la fin du match.


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