Courrier de Mantes
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Aziz Belissaoui a ouvert au FC Mantois le chemin du succès.

Foot CFA2. Pas cher payé
Dans une ambiance fatalement tendue autour des gradins, suite au coup de théâtre survenu en milieu de semaine dans les coulisses (lire page précédente), les Sang et Or n’ont cependant éprouvé aucune peine à disposer de l’équipe d’Evreux.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  14 mars 2007
Page 30 

Encore heureux que Nordine Kourichi et ses joueurs sachent observer la part des choses et parviennent à dissocier le terrain de la coulisse pour engranger des points qui peuvent rendre leur fin de saison souriante. Faire ainsi abstraction des intrigues qui se nouent dans les étages au-dessus n’est pas le plus mince de leurs mérites et il faudra certainement en tenir compte au moment du bilan de fin de championnat.

Toujours est-il que la gamberge n’avait pas réussi à gagner le camp mantais, en dépit de la première escarmouche portée par les Ebroïciens sur un centre vicelard de leur attaquant Mateus dès la huitième minute de jeu. Boudjemil sonnait la charge d’un bon tir sept minutes plus tard, avant de bien démarquer Bellissaoui à la 21e. Remarquable de sang-froid sur ce coup-là, l’avant-centre local fixait intelligemment le gardien adverse pour donner l’avantage à ses couleurs. Gomis qui ne voulait pas être en reste doublait la mise à la 27e en chipant astucieusement un ballon au portier visiteur suite à une mésentente avec son latéral gauche. À la demi-heure de jeu, Boudjemil d’un maître tir tutoyait la transversale et Courville (38e), tout seul face au goal, manquait le cadre. Autant dire que les locaux avaient eu plusieurs occasions de plier la rencontre avant la pause.

Des occasions à la pelle

C’est pourtant les visiteurs qui redonnaient du suspense à la rencontre juste après la reprise par l’intermédiaire de leur meneur de jeu Muzengo qui de la tête trompait Tangara sur un service de Hannoteaux.

Mais pour être honnête, il faut toutefois noter que les Ebroïciens ne se créeront pas d’autres opportunités pour revenir à la marque. En revanche, Gomis, Guindo, Challouf et Bellissaoui, tour à tour, vont vendanger moult occasions : « On a certes gagné sans difficulté, mais personnellement j’aurais pu réaliser le triplé ce soir » dira par la suite ce dernier avec sa lucidité et sa franchise habituelles.

Symbole de cette inefficacité, ce slalom ébouriffant de Guindo à trois minutes de la fin, qui servait parfaitement Gomis, mais dont le plat du pied ne trouvait pas le cadre. Il y avait déjà un moment toutefois qu’une partie du public mantais se désintéressait du match et scandait d’interminables « démissions, démissions ! » Il est à redouter désormais que l’essentiel des débats se concentrent dans la coulisse à Aimé-Bergeal…

Richard Milla


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