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Au 10, rue Planty, l’association IPT dirigée par Gwénaële Guillou, travaille sur la prévention des conduites à risques.

L'héroïne a tué deux fois à Mantes
Le Courrier de Mantes
Publié le:  07 mars 2007
Page 17 

L’héroïne a tué deux fois à Mantes ces dernières semaines. Deux hommes de plus de 40 ans ont été retrouvés morts dans leurs voitures, une seringue plantée dans le bras.

Lundi et mardi, IPT (Information Prévention Toxicomanie), situé 10, rue Planty, et le Centre Départemental d’Aide aux Toxicomanes (CDAT), son voisin du boulevard Carnot, organisaient des journées portes ouvertes à destination des professionnels et du grand public. « Chaque acteur du réseau santé ville va organiser ce type de micro portes ouvertes pour améliorer encore la coordination du réseau », explique Gwénaële Guillou, la directrice d’IPT. Nous sommes allés à la rencontre de ces structures pour avoir leur éclairage sur ces morts par overdose.

« Ce n’est pas vraiment le public que nous recevons », reconnaît la directrice d’IPT. Son association travaille sur la prévention des conduites à risques, « avec les enfants, du CE2 jusqu’au lycée », et anime le réseau santé ville. Son partenaire du CDAT, représenté par Jean-Pierre Couteron, y est davantage confronté. « Nous recevons deux profils différents, tous polyconsommateurs. Les jeunes sont tournés vers le cannabis, l’alcool et l’ecstasy. Les plus anciens ont un pied dans le traitement de substitution mais il leur arrive de replonger. C’est ce qui se rapproche du cas de ces deux morts. A priori, c’est le profil le plus exposé au risque d’overdose, à cause du surdosage qu’ils s’infligent lorsqu’ils replongent. L’héroïne n’a jamais complètement disparu à Mantes, même si elle tuait beaucoup plus dans les années quatre-vingt-dix. Deux de suite, ça attire tout de même l’attention. Par contre, le crack et la cocaïne ont tendance à se banaliser ».

Face à ce constat, le travail d’IPT est essentiel pour prévenir les conduites à risque et les enrayer avant qu’il ne soit trop tard. « Les jeunes que nous recevons évoquent très peu le sujet de ce type de drogues. Ils sont plus tournés vers le cannabis et, en ce moment, de moins en moins vers l’ecstasy », constate Gwénaële Guillou. IPT comprend également un volet “permanence d’orientation sanitaire et social”, avec deux psychologues, qui propose à des jeunes impliqués dans des affaires de stupéfiants une alternative aux poursuites judiciaires. Les “injonctions thérapeutiques” sont dirigées vers le CEDAT. Le tribunal oriente vers la POSS les jeunes usagers de cannabis qui n’ont pas un passé judiciaire lourd. 154 jeunes de 15-25 ans, de tout le département, ont ainsi rencontré la POSS en 2006.


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