Douze ans après Meulan Mémoires, exposition avec catalogue, qui concernait l’histoire récente de la ville depuis la fin du XIXe siècle et qui s’appuyait, pour une large partie, sur les souvenirs des anciens Meulanais, la ville renouvelle l’expérience avec Meulan, histoires de quartiers, quartiers d’histoire.
Cette fois-ci, la ville a souhaité remonter plus loin le temps et présenter l’histoire de Meulan, de la préhistoire à la création du Paradis, de l’antiquité, au Moyen âge, jusqu’à l’époque moderne du XVIIe au XVIIIe siècle… Organisés autour des quartiers de l’Île belle, de Thun, des Annonciades, du Paradis, de l’Île du fort et du centre-ville, l’exposition et le catalogue sont l’aboutissement d’une année de travail et de recherches des habitants, des associations, des enseignants, historiens et chercheurs. L’entreprise a évolué, en effet, sous le haut patronage de Marcel Lachiver, professeur d’histoire à l’université.
Un travail collectif
« Un travail de longue haleine », reconnaît Pierre Jean Trombetta, élu en charge de la culture et historien lui-même, « et une grande satisfaction » pour tous ceux qui ont participé à l’entreprise. « Les portes se sont ouvertes pour partager les souvenirs de la ville, des gravures, des tableaux ont été prêtés, des collections entières de cartes postales ont été numérisées… Tout le monde a tenu à participer, c’était très enthousiasmant », se réjouit-il.
« Depuis 1994, nous voulons mettre en valeur les quartiers et leurs redécouvertes permanentes. Nous voulons alimenter régulièrement, comme dans le journal meulanais, les atouts, le passé riche de la ville », pointe le maire, Guy Poirier.
Ainsi, pour chaque quartier, des thèmes, des auteurs et approches différentes enrichissent ce travail. Le catalogue, offre, en plus de l’exposition, toutes sortes de textes et une iconographie abondante, souvent inédite ou très peu connue, comme la “Prise de Meulan par la ruse”, une iconographie de 1435 retrouvée à la Bibliothèque nationale et choisie pour présenter l’ouvrage et l’exposition.
À ce stade de la découverte de l’histoire de Meulan, il n’y a, jusqu’à présent, aucune trace retrouvée de l’époque mérovingienne, ce qui suscite « regrets et espoirs » chez Pierre Jean Trombetta. Il reste donc encore beaucoup à découvrir. Afin de populariser, simplifier et toucher un jeune public, il est aussi envisagé de raconter l’histoire de la ville aux enfants, sous forme de bande dessinée. D’autres pistes de travail et de recherches sont déjà à l’étude…
Rappelons que la dernière exposition avait attiré plus de deux mille Meulanais. Un grand succès qui prouve l’intérêt des habitants pour leur histoire. En reconstituant l’épopée de cette bonne ville à travers des analyses du commerce, des approches de certains corps de métier, de l’archéologie pure et dure ou à travers des anecdotes amusantes, la municipalité espère susciter un nouvel engouement du public.
Claire Boulland




