Il s’en aura donc fallu de peu que le COG ne fasse tomber le quatrième.
D’entrée, les locaux s’appuient sur un pack bien organisé qui fait reculer son vis-à-vis. Surpris par la détermination des troupes du président Cazau, les Conflanais ouvrent toutefois la marque sur une pénalité (0-3, 17e). On pense alors que le quart d’heure gargenvillois est passé, d’autant que le RCH met la pression et est à deux doigts de faire craquer la défense adverse.
Mais les joueurs du coach Bianchi, qui dispute d’ailleurs la partie en tant que talonneur, restent soudés et infranchissables. Ils reprennent leur domination et voient leurs efforts récompensés à la demi-heure quand, suite à un drop à dix mètres face aux poteaux manqué par Bebel, la gonfle rebondit dans l’en-but et prend la direction de Ben Drioua qui n’a plus qu’à aplatir (7-3).
Le COG tient le bon bout à cet instant. Roubaud ajoute même trois points avant le repos, portant l’écart à un essai transformé (10-3).
Mauvaise gestion
Les hôtes ne se démobilisent pas malgré tout, ce qui leur sauvera la mise par la suite. Toujours agréable à suivre, la partie bascule en l’espace de cinq minutes dans le second acte. Roche bonifie une pénalité face aux poteaux (10-6, 61e). Et sur un coup de pied à suivre, Lemarchand déborde à l’aile droite, repousse Durand parti à son encontre et marque l’essai (10-11, 66e).
Gargenville tente dès lors d’instaurer le siège, cependant sans succès au tableau d’affichage. Une pénalité qui paraissait dans les cordes du buteur n’est pas tentée, un drop en face des poteaux est loupé et un maul porté du pack du COG avorte à un centimètre de la terre promise. Cela fait beaucoup, voire trop, d’opportunités ratées et de mauvais choix tactiques pour espérer l’emporter.
L’entraîneur adjoint Cyril Chapelle a synthétisé assez bien le sentiment général après la rencontre : « On n’a pas su concrétiser nos temps forts et on a même péché par gourmandise sur cette pénalité qu’on ne botte pas à dix minutes de la fin. On est toujours empêtrés dans cette spirale négative qui fait tourner les choses en faveur de l’adversaire. C’est vraiment dommage car on ne méritait pas de perdre aujourd’hui. »
Le maintien reste pour lui « encore faisable. Mais il faudra qu’on joue comme cela tous les dimanches. »
Régis Blondel
Pour imprimer cet article
Envoyez cet article à un ami
Autres articles associés