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« Journée inversée » à l'hôpital
Née d’un concept anglo-saxon, le « reversal day », une journée inversée a été mise en place à l’hôpital les 14 et 15 février.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  21 février 2007
Page 23 

Jérémy Lipczak, étudiant en deuxième année de gestion administrative et commerciale à l’IUT de Rambouillet est à l’initiative du concept de la journée inversée. Il explique : « Cette technique a pour but de permettre aux salariés d’une entreprise, pendant une journée, d’exercer le métier d’un collègue à un poste différent, et bien entendu, d’en faire le bilan. Cela permet de désamorcer bon nombre de frictions au sein de l’entreprise et de faire baisser les tensions. C’est une opération de communication qui permet à chacun une meilleure appropriation du projet de l’entreprise ».

Porter un regard neuf sur l’autre

Ainsi donc, vingt-cinq salariés volontaires de l’hôpital ont vécu ce dispositif dont la télévision a repris le concept dans l’émission bien connue : Vie ma vie !

De la lingère au cadre de santé, de l’infirmière à la standardiste de la directrice de l’hôpital au personnel de cuisine, chacun a échangé son poste, grâce au tirage au sort. « C’est dans le cadre de mes études que j’ai proposé ce projet à Virginie Aubin, la directrice de l’hôpital, qui a accepté l’idée et a même permis que cela se déroule à l’hôpital de Montfort en mars prochain », explique-t-il.

Ce type d’action, tout à fait novateur au sein de l’entreprise, permet donc aux salariés de porter un regard, souvent neuf, sur d’autres métiers. Ainsi, telle assistance sociale de l’hôpital qui a échangé son poste en ophtalmologie a déclaré avoir appris « à connaître les collègues infirmières et leurs problématiques ».

Politique de formation

Mais, au-delà de la compréhension du métier de l’autre, des difficultés et de ses contraintes, ces journées inversées ont un autre but. « Le bilan de ces journées montre que l’ordre qu’il y avait précédemment était-ce qu’il y a de mieux. The right man in the right place. On s’aperçoit que ce que fait l’autre est difficile et passionnant. La conclusion étant que tout le monde se trouve bien à sa place et légitime les fonctions tenues par chacun », explique Jérémy Lipczak.

Cela dit, cette expérience, qui ne doit pas être un gadget, ne peut se substituer à une politique de ressources humaines valorisante, à une politique de formation continue efficace. Mais au moment où bien des salariés n’ont plus guère d’enthousiasme au travail ces tentatives pour renforcer la cohésion ne peuvent être qu’accueillies avec intérêt : et ce fut le cas pour les volontaires de ces journées.

Guy Lebas


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