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Christophe Gorin veut mettre à profit sa longue expérience des métiers de l’insertion autour d’un projet original.

Christophe Gorin veut faire rimer insertion, restauration et spectacles
Créer dans la région un restaurant d’entreprises traditionnel le jour, qui se transforme le soir venu, en restaurant avec spectacle, concerts, expositions, le tout géré dans le cadre d’une entreprise d’insertion : c’est le projet ambitieux de ce Mantais.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  14 février 2007
Page 3 

Ancien élu de Mantes-la-Jolie du temps de Paul Picard, Christophe Gorin a définitivement quitté la politique pour se consacrer à temps complet à son métier, on peut même dire à sa vocation : l’aide à l’insertion professionnelle des personnes en difficulté : « C’est ainsi dans l’action concrète que je trouve mon engagement », explique-t-il.

Actuellement directeur d’une entreprise de travail temporaire à Rueil-Malmaison qui regroupe le réseau de toutes les associations intermédiaires chargées de l’insertion dans les Hauts-de-Seine, Christophe Gorin est prêt à se lancer dans une nouvelle aventure : la création d’un restaurant pas comme les autres. Un restaurant qui emploierait une dizaine de personnes, en insertion bien sûr, encadrées par un chef de cuisine professionnel.

« Les zones industrielles et commerciales du Mantois manquent de restaurants d’entreprises. Les études de marché que nous avons menées montrent qu’il y a un réel besoin dans ce domaine », précise-t-il.

Un resto pas comme les autres

Mais le projet ne s’arrête pas là : « Je me suis inspiré d’une expérience qui fait un tabac à Ris-Orangis. L’idée est de créer un établissement qui soit un restaurant d’entreprises traditionnel pour le déjeuner avec un service rapide et d’y associer le soir une activité culturelle autour d’une restauration plus originale. Concerts, théâtre, expositions, nous voulons créer un lieu de spectacle, permettre des croisements de populations de cultures, de générations et d’horizons différents », poursuit Christophe Gorin. Une étude récente du CRY, la structure départementale chargée d’aider à la diffusion des musiques actuelles, vient également de mettre l’accent sur le manque criant de salles où la scène locale émergente, de plus en plus créatrice, pourrait se produire.

Rive gauche ou rive droite ?

Autant dire que Christophe Gorin croit à son projet dur comme fer : « Nous sommes sur un secteur où il y a une double attente », souligne-t-il. Autre argument de poids : « La restauration est un domaine d’activité sous tension au niveau de l’emploi. Cela signifie qu’à l’issue de leur parcours d’insertion, les personnes qui nous aurons eues en formation seront sur un marché où elles trouveront du travail. Ce qui est le but, et non pas de les renvoyer dans d’autres stages, comme on le voit trop souvent. »

Côté financier, le “business plan” fait ressortir qu’avec cent cinquante couverts à midi, l’entreprise atteint son équilibre. L’investissement est chiffré à 250 000 euros. Son projet original sous le bras, baptisé “L’assiette dans la guitare”, il a déjà rencontré de nombreux partenaires : « Ils se sont montrés séduits. C’est le cas de la direction de l’action sociale du conseil général et de diverses fondations, notamment les fondations Chèque-Déjeuner et Krönenbourg », poursuit Christophe Gorin. Il a aussi commencé la tournée des élus de la région. Rive droite ou rive gauche : rien n’est encore décidé. « Nous avons une piste à Limay », confie-t-il. Mais l’affaire n’est pas encore suffisamment à point pour soulever le couvercle.


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