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Les salariés de But à Magnanville se sont mobilisés pour demander le maintien de l’ouverture de leur magasin le dimanche.

La Camy soutient l'ouverture des commerces le dimanche
Les élus de la Camy ont pris partie en faveur des enseignes de la zone commerciale de Mantes-Buchelay qui depuis le début de l’année sont contraintes de respecter la fermeture dominicale perdant ainsi 20 % de leur chiffre d’affaires.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  14 février 2007
Page 7 

La délibération a été votée à l’unanimité. Seul l’élu écologiste de Rosny Joël Jolivel s’est abstenu pour respecter la position de principe des Verts opposés au travail le dimanche.

Tous les autres élus de la communauté d’agglomération, toutes tendances politiques confondues, ont adopté le principe d’une intervention de la Camy auprès de l’État dans le cadre d’un recours gracieux « pour faire en sorte que les entreprises ouvertes le dimanche puissent continuer à exercer leur activité dominicale ».

En préambule Dominique Braye a rappelé que ce « n’était ni le moment ni le lieu pour ouvrir le débat de fond sur l’ouverture des commerces le dimanche ». Un débat qui devra trouver sa place au Parlement après les élections. L’objectif de la Camy est immédiat et très pragmatique : mettre fin à ce que le président Braye qualifie « d’excès de zèle et d’activisme de l’inspection du travail ».

Rappelons que toutes les enseignes de la zone commerciale de Mantes-Buchelay ouvertes le dimanche se sont vues rappelées à l’ordre ces dernières semaines. Plus récemment, le magasin But a essuyé un refus à sa demande de dérogation.

« Ces actions causent de graves difficultés pour les entreprises concernées. La fermeture du dimanche entraîne une baisse importante de leur chiffre d’affaires — de 20 % et plus pour beaucoup d’entre elles — et représente une menace pour leur avenir », ajoute la Camy.

« Elle lèse aussi très lourdement les employées volontaires pour travailler (20 % de perte de leur pouvoir d’achat) et plus gravement encore les nombreux étudiants qui utilisent ce moyen pour financer leurs études », poursuit-elle.

Bien évidemment, les élus de la communauté ne manquent pas de souligner la différence de traitement avec d’autres zones commerciales qui continuent à ouvrir le dimanche sans être inquiétées : « C’est autant plus grave et contraire à la concurrence que des enseignes exerçant la même activité commerciale dans le département bénéficient d’un régime d’ouverture dominicale différent (Flins-sur-Seine, Orgeval, Plaisir). Il convient pour mémoire de rappeler l’autorisation qui vient d’être donnée, il y a quelques jours, aux Usines Center de Villacoublay », dit la délibération.

Et Dominique Bray d’enfoncer le clou : « Ce n’est pas compliqué : la clientèle qui n’a bien souvent que le week-end pour faire ses courses, parcourt 5, 10 ou 15 km de plus pour aller dans les commerces ouverts ».

Toute l’agglomération touchée

Les élus de la Camy l’ont d’autant plus amer que, de leur point de vue, « l’agglomération mantaise est la seule du département à avoir mis en place une politique commerciale équilibrée entre le petit commerce des centres villes et le commerce de périphérie, de façon à préserver le commerce de proximité et ainsi l’animation et l’activité des centres villes ».

« La fermeture du dimanche se traduirait donc par une perte du pouvoir d’achat pour les salariés, tous issus du Mantois, une fuite de clientèle hors de la zone de chalandise, c’est-à-dire au détriment de l’ensemble de l’activité commerciale et notamment, les commerces des centres villes, et par une perte de taxe professionnelle pour la Camy », concluent-ils.

Si l’inégalité de traitement entre les différentes zones commerciales du département perdurait, la Camy serait prête à envisager tous les recours nécessaires, voire même des actions contentieuses. C’est ce qui s’appelle hausser le ton.


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