Courrier de Mantes
La Une du Courrier par e-mail
RSS

Daniel Demaison ne voit pas où l’on pourrait réaliser des « déviations locales » dans l’étroite vallée de la Mauldre.

L'avenir des habitants de la Mauldre se joue à la Région les 14 et 15 février
Cette infrastructure routière de deux fois deux voies était censée délester la circulation de la RD 191 et soulager les villages de Nézel jusqu’à Beynes engorgés par un trafic évalué à 10 000 véhicules par jour. L’avenir de la vallée est suspendu au vote du conseil régional les 14 et 15 février.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  14 février 2007
Page 9 

C’est au cours des séances plénières des 14 et 15 février que les conseillers régionaux d’Ile-de-France vont adopter le schéma directeur (SDRIF). L’inscription de la déviation de la vallée de la Mauldre est encore incertaine. Rappelons que sous la pression des élus Verts, après une mobilisation d’un an des associations écologistes et des agriculteurs, le projet qui figurait dans le document initial a été retiré.

Déviations locales : un leurre ?

Souligons aussi que le président du conseil général des Yvelines Pierre Bédier s’était fait le promoteur de la route (l’investissement devait être pris en charge en totalité par le Département), notamment depuis la présentation publique de l’opération d’intérêt national (OIN). Le développement de la vallée de la Seine est pour partie lié à son accessibilité.

Comme l’a déjà souligné Gilbert Lair le maire de Nézel, qui s’exprimait dans nos colonnes la semaine passée, Daniel Demaison (DVD) pense que les déviations locales (dont aucun tracé n’a été vu pour l’instant), souvent présentées comme les bonnes alternatives à la déviation sur le plateau, sont « illusoires ».

Une semaine après les déclarations des opposants à la déviation de la Mauldre, qui sont presque convaincus de leur victoire, Daniel Demaison le maire de Maule a souhaité prendre la parole à son tour. Dans un communiqué, il dénonce « les contre-vérités propagées » par les anti routes, et notamment par le lobby agricole qui a mené campagne sur les menaces que faisait peser la deux fois deux voies sur leurs exploitations (le tracé passant sur le plateau entre vallée de la Mauldre et vallée de la Vaucouleurs où sont situées les meilleures terres cultivables). Les agriculteurs ont évoqué la disparition de 350 hectares de terres, les pro route, eux, ont fait le calcul et limitent les dégâts à 73 hectares.

Enquête publique

D’autre part, le maire de Maule réfute la thèse des risques d’urbanisation du plateau liés à l’existence d’une route à grand trafic : « Le plateau est classé en zone agricole. Il est protégé par la loi Solidarité renouvellement urbain (SRU). Tout permis de construire y est interdit à l’exception des bâtiments agricoles. »

« La prochaine étape de la bagarre, sera le vote au conseil régional. Et je ne désespère pas qu’on puisse influer sur lui ! Après il restera l’enquête publique », déclare-t-il très confiant. « Nous nous heurtons pour l’heure à une position très idéologique qui préconise la destruction de l’automobile », glisse aussi l’élu local très en colère contre les écologistes.

Les neuf maires favorables à la route, représentant 40 000 habitants de la vallée, ont écrit à Jean-Paul Huchon le président de la Région Ile-de-France pour l’alerter de la situation dramatique vécue par les habitants de Nézel ou de Beynes qui continuent à suffoquer avec le passage de 10 000 véhicules par jour. Ils n’ont toujours pas reçu de réponse à l’heure où nous bouclons.


Juin 2008 Juillet 2008 Août 2008
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18