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Réunis lors de la législative partielle de 2004 sur la 8e, Bénédicte Bauret et Jacques Saint-Amaux font à nouveau cause commune pour la déviation. de la Mauldre

Un espoir pour la déviation de la vallée de la Mauldre
Le Courrier de Mantes
Publié le:  14 février 2007
Page 9 

Le projet de déviation de la vallée de la Mauldre n’a pas fini de diviser les responsables politiques. Plutôt connue pour ses positions écologistes, la conseillère régionale Bénédicte Bauret (gauche citoyenne) a pris position en faveur du contournement de la vallée de la Mauldre,

Avec le maire communiste de Limay, conseiller général, elle estime que cette nouvelle voie est indispensable.

Vendredi, lors d’une conférence de presse à la mairie de Limay, Bénédicte Bauret a annoncé qu’elle déposait le jour même un amendement pour demander que la déviation de la vallée de la Mauldre soit réinscrite au schéma directeur de la région. Finalement, l’amendement sera présenté par l’exécutif de la région, autrement dit, par les partis de la majorité de gauche.

Bénédicte Bauret le reconnaît : « Les discussions ont été âpres sur cette question. » Elle a finalement obtenu gain de cause. Voilà du coup un soutien pour Pierre Bédier venu d’un côté où il ne l’attendait peut-être pas.

Villages asphyxiés

« Là n’est pas le problème. Au-delà des clivages, cette déviation est un vieux débat », répond Jacques Saint-Amaux. « Aujourd’hui, les habitants de la vallée de la Mauldre et ceux du village de Vert sont littéralement asphyxiés par le trafic. Si la déviation n’est pas inscrite au SDRIF, nous sommes bloqués pour 20 ans. Les mini-déviations des villages proposées en remplacement sont irréalistes. Or, le trafic des camions existe déjà. Il faut tenir compte de la réalité », poursuit-il.

Pas question pour les deux élus de remettre en cause la nécessité de développer le ferroutage et le transport fluvial et même d’en faire une priorité (argument soutenu par les Verts). « Par exemple, l’activité du port autonome à Limay est passée de 220 000 tonnes à 300 000 tonnes », souligne au passage Jacques Saint-Amaux. « Mais, on ne résoudra pas tous les problèmes de circulation par le train et le fleuve ».

Quant au dimensionnement de la déviation, Bénédicte Bauret et Jacques Saint-Amaux restent somme toute très prudents : « On n’est pas obligé de construire une autoroute. On peut imaginer une route à taille humaine, une deux voix en bordure du plateau. » Ils ont bon espoir que l’amendement soit retenu.


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