C’est à partir un conte de Grimm, qu’Olivier Py a écrit La jeune fille, le diable et le moulin. Synopsis : il était une fois, une jeune fille qui vivait chez ses parents. Le meunier, son père, a accepté de devenir riche en échange de donner ce qu’il y a derrière son moulin trois ans plus tard. Il ne sait pas qu’il vient de pactiser avec le diable et que derrière son moulin se trouve sa fille. Celle-ci refuse de suivre le diable. Celui-ci ordonne alors au père de lui couper les mains. La jeune fille s’en va et rencontre un prince qui lui offre des mains d’argent… Mbembo est le metteur en scène du spectacle jeune public. Comédienne, c’est sa première expérience en tant que metteur en scène.
Originaire des quartiers de Sarcelles, elle en a pris le meilleur pour sa mise en scène. « J’ai vécu au milieu de plein d’origines, je m’en sers pour le spectacle ». Ainsi le prince est originaire d’Asie et porte un costume chinois. Quant au passage où la jeune fille a les mains coupées, la scène se joue comme une danse africaine.
Dans la version d’Olivier Py, la pièce se jouait dans un décor très baroque, rouge et noir. Mbembo, elle, préfère une version « plus nue, plus primitive ».
« Une page blanche qu’on écrit »
C’est pour cette raison que le plateau sera nu, vide. « On utilise tout le théâtre parce qu’un théâtre c’est beau. Ça se suffit, explique-t-elle. C’est comme une page blanche sur laquelle on écrit ». Le conte est un texte court qui permet « plein d’interprétations possibles. Ça nous laisse beaucoup de liberté ».
« Quand la jeune fille se fait couper les mains, c’est un acte symbolique, c’est le cordon qu’on coupe. C’est un chemin initiatique. L’amour triomphe grâce à la joie et à la foi dans la vie, explique Julia, comédienne. Elle quitte le monde de l’enfance. Malgré les deuils, les douleurs, elle grandit. Ça, c’est le message qu’on passe aux enfants ».
D’hier à aujourd’hui, de Grimm à Olivier Py ou Mbembo, le conte, la tradition orale se transmettent. De différentes façons : du décor baroque à un plateau nu, le théâtre s’adapte. Le message, lui, perdure.
Pour imprimer cet article
Envoyez cet article à un ami
Autres articles associés