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Asmae Chouta, coordinatrice du CIMAP, et Michel Vignier maire adjoint chargé des affaires économiques. |
Les métiers de l’aide à la personne constituent un secteur économique en plein essor avec l’apparition de nouveaux besoins. Cette réflexion sur les métiers d’aide à la personne se poursuit aux Mureaux depuis cinq ans, soit bien avant que n’ait été lancé le plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo et avant la création de l’Agence nationale des services aux personnes (ANSP). L’expérience muriautine en la matière dépasse désormais l’échelle de la ville.
Il était aussi urgent de donner d’autres futurs économiques à la vallée de Seine industrielle, en développant ce secteur créateur de petites et moyennes entreprises.
Nouveaux besoins
L’espérance de vie s’est allongée, et de plus en plus de personnes âgées souhaitent rester autonomes. Mais cela nécessite que des moyens soient mis à disposition de la population vieillissante : auxiliaire de vie ou assistant de vie sont des métiers aujourd’hui très recherchés.
Dans le même temps, les comportements ont évolué, dans un foyer la norme est aujourd’hui que les deux parents travaillent. Cela suscite d’autres besoins en terme de garde d’enfants. D’autres métiers comme la profession d’éducateur de jeunes enfants, auxiliaire de puériculture, ou assistante maternelle sont tout aussi valorisés.
De l’information…
Afin de développer ces métiers, en 2005 la ville a créé le centre d’initiative des métiers d’aide à la personne des Mureaux (CIMAP) à l’espace de l’économie et de l’emploi, dans le but d’informer le public et d’identifier les besoins du secteur. Durant sa première année d’existence, le CIMAP s’est attaché à proposer des parcours de formation adaptés à plus de deux cents personnes en recherche de formation ou d’emploi. Un salon a même été organisé l’an passé attirant près de 600 personnes (le prochain aura lieu le 26 avril).
En 2007, le centre va travailler sur la question des qualifications et de la professionnalisation. « Hors de question de glisser vers le modèle anglo-saxon où ces métiers sont sous-qualifiés et mal payés. Il faut mettre le paquet sur la formation pour aller le plus haut possible ! », déclare volontariste, Michel Vignier maire adjoint (PS) en charge des affaires économiques. « Nous allons créer une instance regroupant les organismes de service à la personne et les sociétés spécialisées, afin de structurer le volet économique de ce secteur », complète-t-il. Cette instance permettra de définir des socles communs de connaissance à acquérir pour chaque métier.
au pôle des métiers
L’élargissement du champ d’action du CIMAP pourrait aussi déboucher sur la création d’un grand centre de formation à vocation régionale d’ici à 2009. Cette sorte d’université des métiers du secteur médico-social serait aménagée dans l’enceinte de l’hôpital de Meulan-Les Mureaux en cours de restructuration. Elle réunirait une école d’infirmière, une école d’aide soignants, une école d’aide médico-psychologique et une école d’auxiliaire de vie sociale. Ce projet, qui aurait un impact très fort sur l’attractivité des Mureaux, devrait être soutenu par l’État et obtenir des financements croisés de l’Europe, de la Région et du Département. Il est d’ailleurs déjà inscrit dans l’opération d’intérêt national Seine aval. Prochainement à l’hôpital, et c’est une forme de promesse pour l’avenir, une première initiative de formation innovante va se dérouler, la session aura lieu dans un appartement pédagogique mis à disposition.
En avril prochain, encore, le “Relais d’assistantes de vie”, un groupe de parole et de formation destiné aux assistantes de vie, va commencer ses travaux. Et Les Mureaux font encore figure de site expérimental pour cette initiative.




