Lorsque nous sommes allés à sa rencontre, Claude Lerat tentait de redonner des couleurs à une fresque sur toile du peintre Morin-Jean (1877-1940) datant de 1905. Morin-Jean est l’auteur de toutes les peintures qu’on trouve dans l’église de style néo-roman (l’église des Mureaux date de 1894). Archéologue, illustrateur, inspiré par ses voyages en Italie et en Grèce, on lui doit notamment dans l’église Saint-Pierre-Saint-Paul ce superbe christ en mosaïque à l’entrée, avec saint Rémi à droite et saint Éloi à gauche. Il avait cette particularité de coller les toiles à même le mur, les peintures de l’église ne sont donc pas des fresques. « Aussi incroyable que cela puisse paraître, on n’avait jamais vu le christ à l’entrée », indique Claude Lerat.
Le travail de restauration est long et minutieux. « La saleté est d’abord neutralisée à l’eau », poursuit la restauratrice. « Ensuite, j’utilise des produits solvants pour enlever le vernis oxydé. » Claude Lerat exerce son art tout en se souciant de ceux qui passeront après elle : « Ma déontologie se décline en trois mots : lisibilité, stabilité et réversibilité. »
Ce chantier succède à l’autre chantier presque achevé de la restauration des vitraux. C’est une chute de gargouille endommagée qui a provoqué, l’an passé, le lancement de ces différents chantiers de restauration de l’édifice.
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