Climat tendu ces derniers temps à l’école nationale de musique, de danse et de théâtre. Quinze jours après l’inauguration du bâtiment communautaire de Mantes-la-Jolie, son directeur a appris par le président de la Camy que son contrat n’était pas renouvelé.
Dans l’établissement, plusieurs parents et professeurs se sont émus de la situation et ont tenté de se mobiliser pour obtenir le maintien de Benoît Giraud. Ce dernier, qui admet qu’il n’envisageait certes pas de finir sa carrière professionnelle rue Calmette, estime toutefois qu’il méritait au moins de terminer la saison.
Adéquation
Dominique Braye, pour sa part, ne souhaite pas faire de déclaration autour de ce sujet. Tout juste consent-il à préciser « qu’il s’agit d’une fin de collaboration ». Et de rendre hommage néanmoins à Benoît Giraud qui a « complètement rempli son contrat en augmentant le nombre d’élèves de l’école ».
Le président de la communauté d’agglomération cite aussi son travail sur le projet d’établissement.
Quant à la fin de collaboration, « c’est une question d’adéquation entre un certain nombre de qualités et les critères recherchés pour la direction » d’un établissement.
Benoît Giraud : « C’est une injustice »
Comment vivez-vous ce départ ?
Très mal. J’ai été très correct avec la Camy pendant six ans et j’ai fait mon travail. Les conditions de ce départ sont assez blessantes. Être viré quinze jours après l’inauguration de la nouvelle école, c’est une sorte d’injustice. Je n’imaginais pas rester directeur ad vitam, mais au moins continuer jusqu’à la fin de l’année scolaire.
Quelles suites comptez-vous donner à cette affaire ?
Pour l’instant, je consulte deux avocats. Je ne suis pas de nature procédurière, mais j’envisage une action devant le tribunal administratif. Je pense qu’il y a de la manipulation quelque part, de quelques personnes malveillantes à mon égard. Je crois aussi que Dominique Braye a entendu ceux qui me dénigrent. Il est seul dans cette affaire. Cette décision n’a pas été prise avec l’ensemble des maires (de la Camy, NDLR).
Vous imaginez-vous reprendre vos fonctions ?
Non. Il aurait fallu le faire dans les quinze jours qui ont suivi et là un mois vient de s’écouler et les choses se sont tellement délitées mais je reste dans la région. Je suis dans une dynamique de reconstruction. J’ai aussi une vie de chef d’orchestre…
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