Pourquoi avez-vous déposé ce recours ?
La ZAC Mantes Université est un enjeu majeur pour l’agglomération et pour Mantes-la-Ville et on ne pouvait pas mettre l’adjoint à l’urbanisme en marge des décisions qui sont prises par l’Epamsa. Il s’agit d’une ZAC d’État, dont la responsabilité revient à l’État, mais les démarches doivent être totalement transparentes.
Quelle était votre motivation ?
Je voulais être au niveau d’information d’un adjoint à l’urbanisme. J’ai été tenu à l’écart - non seulement moi, mais aussi la conseillère régionale (Françoise Descamps-Crosnier, PS, NDLR) et le conseiller général du canton (André Sylvestre, PS) - des différentes phases du dossier. On ne revendiquait pas les choix, mais seulement d’être informés. J’avais sollicité plusieurs fois l’Epamsa… où on m’avait donné une fin de non-recevoir.
Pourquoi l’avez-vous finalement retiré ?
C’était un coup de semonce pour qu’on joue le jeu de la transparence. Je l’ai retiré le 4 janvier car j’ai reçu des assurances de la part du préfet et une lettre du directeur de l’Epamsa. Des promesses ont également été faites à la conseillère régionale, au conseiller général. Un autre élu devrait être désigné par la communauté d’agglomération pour siéger à l’Epamsa.
...et on peut imaginer que ce sera vous.
Un élu qui dépose un recours contre sa commune, ça n’est un pas problème ?
Il n’était pas contre la commune mais contre l’État. Ça n’était aucunement un recours contre mon maire.
« Pressions professionnelles »
Qui était informé de votre démarche ?
J’ai agi de façon individuelle. Françoise Descamps-Crosnier, André Sylvestre et Guillaume Quévarec étaient au courant.
Le maire de Mantes-la-Ville ne l’était donc pas.
Il s’agit de dysfonctionnements internes à la mairie que je ne souhaite pas mettre en avant.
Avez-vous reçu des pressions pour retirer votre recours ?
Bien sûr. J’ai fonctionné de concert avec Françoise Descamps et je me suis plié à la solidarité politique. Il y a eu des pressions de mon maire. Mais aussi d’autres, indirectes, malvenues, d’ordre professionnel. Elles m’ont scandalisé.
Quelles conclusions tirez-vous de cet épisode ?
Que les procédures d’aménagement sont extrêmement fragiles et que l’État doit s’entourer du maximum d’adhésion des élus et les tenir informés à un niveau suffisant pour réussir une ZAC.
Et pour vous-même ?
J’ai obtenu satisfaction à ma demande d’être informé.
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