Ambiance merguez et boissons chaudes devant les portes closes du magasin But ce dimanche.
Une trentaine de salariés volontaires ont bravé le froid pour manifester leur mécontentement face à la décision du tribunal de grande instance de Versailles obligeant la célèbre enseigne à fermer ses portes le dimanche.
« On reste mobilisés, explique Lionelle De Cosser déléguée syndicale CGT du magasin. On est là sans être payés mais c’est un combat que nous devons mener pour éviter de voir notre quotidien se dégrader. »
En effet la décision administrative, si elle est confirmée par la préfecture, devrait avoir pour conséquence une baisse significative du revenu de ces « volontaires du dimanche » : « On va perdre 20 % de notre salaire, ajoute Lionelle De Cosser. Au moment où on nous parle de vie chère et de pouvoir d’achat… »
Lucie, étudiante en comptabilité est inquiète, elle aussi : « Je travaille le week-end pour financer mes études et avoir un peu d’indépendance, confie la jeune femme. Si le magasin ferme le dimanche je perds 50 % de mes petits revenus. »
Pour l’enseigne, solidaire du mouvement, c’est près de 18 % du chiffre d’affaire qui est en péril : « La perte ne sera pas compensée, cela peut conduire à des conséquences sociales à terme », craint le directeur adjoint Aurélien Dubost.
De nombreux clients non informés de ce changement, et surpris de cette manifestation inhabituelle, ont défilé devant le magasin. « Désolés, nous sommes fermés pour raisons administratives », leur ont lâché en chœur les salariés… qui en ont profité pour leur faire signer une pétition.
« J’ai l’habitude de faire les magasins le dimanche avec ma famille, déplore José accompagné de ses deux jeunes filles. On travaille la semaine, je bricole le samedi et il ne me reste d’habitude que le dimanche pour ce type de magasins et d’achats. »
Réponse au plus tard le 6 février, selon les employés.
A.S.






