L’abbé Pierre, fondateur des Communautés Emmaüs qui regroupent aujourd’hui 4 000 compagnons dans toute la France, est décédé le 22 janvier.
Depuis près de vingt ans une communauté d’Emmaüs est installée sur les hauteurs de Dennemont. La semaine passée, si elle tournait normalement, l’émotion ressortait dès qu’on parlait de l’abbé. Debout dans le bureau d’accueil, près de la caisse, plusieurs compagnons sont là, : Jean-Marie, qui s’occupe de la caisse, Mourad, compagnon depuis cinq ans, et qui gère les appels, et les livraisons.
Et puis d’autres, comme Claude, qui a participé à la construction de la communauté de Dennemont, quand il était lui-même à Bougival…
« Il y a beaucoup de tristesse », dit l’un, qui l’a rencontré quand il vivait à Neuilly Plaisance ou la première communauté a été créée après la guerre. « C’est une référence, c’est notre père spirituel, une sentinelle », dit Mourad.
Mais la vie continue. Ce soir, à 17 h 25, on soufflera comme d’habitude dans la corne pour prévenir les clients de la fermeture imminente des portes. Demain matin les camions sillonneront la région pour récupérer ce qu’entreprises et particuliers remettent entre leurs mains. C’est comme ça depuis des années et, malgré la mort de leur fondateur, les Communautés Emmaüs, en France, dans le Monde, poursuivront leur mission de solidarité.
Pour imprimer cet article
Envoyez cet article à un ami
Autres articles associés