Courrier de Mantes
La Une du Courrier par e-mail
RSS
Les Yvelines veulent être un éco-département
En décidant toute une batterie d’aides et en fixant des objectifs de développement durable propres, le conseil général a l’ambition de faire des Yvelines un département exemplaire en matière d’écologie.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  24 janvier 2007
Page 10 

Le conseil général veut se montrer exemplaire dans la gestion de ses propres projets d’aménagements et d’équipement.

Le département a adopté sa politique de l’environnement. Le conseil général entend dorénavant être le principal artisan en la matière, un instigateur qui ne se contente pas d’accompagner le mouvement. Une politique que Pierre Bédier a souhaitée « puissante ». « Elle sera puissante parce que lisible et évolutive. Le département est traditionnellement un accompagnateur de politiques publiques en matière d’environnement. En montant en puissance notre propre politique, le département revendique d’être un des principaux acteurs sur notre territoire », a souligné le président du conseil général. La volonté affichée est de faire des Yvelines un département de référence en matière d’écologie. Le conseil général devra donc se montrer exemplaire dans la gestion de ses propres projets (routes, collèges…) avec un recours aux énergies renouvelables, à l’architecture bioclimatique, aux normes Haute Qualité Environnemental, dans le traitement des déchets et dans les déplacements du personnel départemental.

Cinq enjeux sont définis. Le premier veut faire de l’environnement un levier pour une économie compétitive en favorisant les éco-entreprises et les activités de tourisme dit « de nature ». La Seine et son fort potentiel de transport fluvial doivent aussi être fortement accompagnés.

Le second objectif touche au cadre de vie et la préservation de la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles.

Concrètement, le département entend soutenir la création d’une filière bois énergie (chaudières bois pour les collectivités, plateforme de production de combustible). Il veut créer de véritables « sanctuaires » naturels autour des principales zones de captage d’eau dans les nappes phréatiques : Croissy-Le Pecq, Epône-Aubergenville-Flins… (acquisition des espaces les plus sensibles, lutte contre les pollutions phytosanitaires).

La circulation et les loisirs

L’idée est aussi, face à la saturation du réseau routier, du prix du pétrole… de développer les circulations douces (création d’un réseau départemental de vélo routes et de voies vertes) et de favoriser l’acquisition par les communes de véhicules propres et de flottes de vélos.

Le département veut aussi élargir l’offre de loisirs de nature en ouvrant plus largement au public les espaces naturels, en particulier aux adolescents et aux personnes à mobilité réduite.

Enfin, le conseil général va entreprendre avec le Muséum national d’histoire naturel l’inventaire écologique de son territoire. Cette gestion se traduira par l’acquisition des sites les plus sensibles et de leur entretien en favorisant la biodiversité animale et végétale. Les berges de la Seine ainsi que les étangs et rigoles seront aussi au cœur de cette action aux côtés des syndicats concernés.

Pour tout cela, le département portera son budget consacré à l’environnement à 30 millions d’euros d’ici à 2010, (de l’ordre de 25 millions d’euros aujourd’hui).

Les élus ont été unanimes sur le sujet. La seule question encore à régler est de savoir si les Yvelines auront l’appellation d’éco-département ou de département écologiquement exemplaire.


RECHERCHER SUR LE WEB
Google

Tous droits de reproduction réservés. Passez votre annonce sur le net 24h/24h.


Webmaster