Le plan local d’urbanisme (PLU) est un document qui donne les orientations en matière de développement de la commune suscite des débats autour des constructions de logements.
« Nous l’avons mis en conformité, explique le maire Françoise Descamps. Nous avons tenu compte des recommandations du commissaire enquêteur qui souligne toutefois la logique du plan car il freine l’étalement urbain.»
Plusieurs sont liées à des questions écologiques, une autre concerne l’inscription en espace boisé classé (EBC) du long des rues de Villiers et des Plaideurs. Un dernier point autorise la construction d’un institut médico-éducatif, rue des Closeaux, d’une hauteur supérieure aux douze mètres prévus dans le PLU initial.
Le projet a donc été finalement réécrit et adopté cette semaine.
« Nous ne sommes pas forcément contre la philosophie du projet, déclare pour l’opposition Marc Lhuissier, mais il faudrait prévoir deux fois moins de logements, la commune ne peut accueillir 436 logements en trois ans.»
« Avec ces projets nous répondons à la demande des habitants, rétorque le maire. Ils souhaitent plus d’équipements et de services publics et la construction des nouveaux logements prévoit ces services. A terme, nous projetons de construire une résidence pour personnes âgées, une maison de la petite enfance, des équipements commerciaux.»
Et Françoise Descamps-Crosnier d’ajouter : « Aujourd’hui les départs de la commune sont supérieurs aux arrivées. Il s’agit d’inverser la tendance et les nouveaux logements sont une des manières de lutter contre le vieillissement de la commune et contre son déclin économique et environnemental.»
L’élue regrette par ailleurs « la démagogie des opposants qui ont répandu de fausses informations en particuliers sur la hauteur des immeubles dont la taille maximum est de deux étages plus combles dans le PLU.»
Charme menacé contre bon sens
Le public, autorisé à prendre la parole en fin de séance, est partagé : « Je ne sais pas comment nous allons pouvoir accueillir autant d’habitants en si peu de temps, il y a déjà des problèmes de circulation, de stationnement, ça va être difficile», estime l’un d’eux.
Un autre est plus enthousiaste : « Peut-être avez-vous peur de l’arrivée de population, mais sachez que c’est une richesse et qu’il en va de la pérennité de notre commune.»
Les représentants de l’association Rosny cadre de vie entendent néanmoins poursuivre leur combat : « Nous allons étudier les possibilités de recours, prévient la présidente Sylvie François qui affirme avoir recueilli 856 signatures d’habitants. Nous continuerons à lutter contre la densification de notre belle commune dont le charme est menacé.»
« Nous avons voté un PLU modéré qui répond aujourd’hui à un choix pour les années à venir, celui du bon sens», rétorque le maire.
A. S.






