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Qui se cache derrière l’ourse rousse ?

Dans l’atelier de l’ourse rousse et de la fée lutine
L’ourse rousse et la fée lutine alias Odile Mainet et Alexandra Jean créent à partir de presque rien des cartes de vœux, des faire-part, des boules de Noël, des bijoux…
Le Courrier de Mantes
Publié le:  03 janvier 2007
Page 28 

Au 18, rue Nationale, au fond d’une cour… rendez-vous est pris avec la propriétaire des lieux à 11 h, vendredi dernier. A l’entrée de la cour, une série de galets peints en rouge et rose tracent un chemin du portail à ce qui semble être un garage. En fait de garage, il s’agit d’un atelier de création. C’est là que s’affairent deux mystérieuses créatures : l’ourse rousse et la fée lutine.

Caverne d’Ali Baba

En pénétrant on a l’impression d’entrer dans la caverne d’Ali Baba. Mais ici point d’or ni d’argent. Quoique si. Mais sur des cartes, des mobiles, des bijoux et surtout du papier. « J’ai la passion du papier depuis toujours», rit l’ourse rousse.

Derrière l’ourse rousse se cache Odile Mainet, enseignante d’histoire-géographie au lycée Condorcet. Dès qu’elle en a le temps, elle coupe, découpe, peint, teint, coud, recoud, re-découpe du papier, de la tapisserie, des feuilles d’or, du tissu, des perles…

Sans magasin, sans publicité mais avec tout de même une centaine de clients. Tout est affaire de bouche à oreille. « Finalement, nous n’avons pas besoin de vitrine. On crée à partir de ce que les gens nous demandent et non l’inverse», raconte l’ourse rousse. C’est aussi de là que lui vient son inspiration. « Quand les gens me racontent une histoire, je crée quelque chose pour eux à partir d’eux», ajoute-t-elle.

Littérature, poésie, mode…

L’inspiration lui vient aussi de la littérature, de la poésie, de la mode…

A l’avenir, Odile Mainet aimerait apprendre à « fabriquer le papier» pour des créations encore plus personnelles.

Sa spécialité : les faire-part de mariages. « Les gens cherchent de plus en plus de faire-part personnalisés. Et maintenant, certains me demandent même de les décliner pour toute l’organisation de leur mariage», sourit-elle. Serait-ce enfin le moment de se consacrer uniquement à cette activité ? « Non, selon elle. Si j’entre dans cette optique de vendre pour pouvoir rentabiliser mon affaire il n’y a plus de création et de liberté». Quant à la fée lutine, alias Alexandra Jean, secrétaire, elle fabrique beaucoup de bijoux, à partir de boules de plumes et de perles…

Arbre à souhaits

Toute deux se laissent aller au gré de leurs envies. Elles « accompagnent les gens, leurs désirs, les moments forts de leur vie»…

En repartant de l’atelier, on manque de se cogner dans les meubles peints en turquoise et de se coincer les cheveux dans ce qui ressemble à un mobile, en réalité un « arbre à souhaits »…

Plus qu’un atelier, une véritable caverne emplie de trésors où travaillent les petites mains d’or de l’ourse rousse et la fée lutine.

Mais déjà, nous sommes dehors. La porte de l’atelier se referme et redevient un garage. La rencontre a-t-elle vraiment eu lieu ? Les galets de couleurs, eux, sont toujours là…


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