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L’acquisition de l’ancienne voiture de Pescarolo a représenté une chance. |
« J’avais le projet de reconstruire un nouveau proto, mais l’opportunité s’est présentée de racheter en pièces détachées, à bas prix, le buggy d’Henri Pescarolo, avec lequel il a fait des tonneaux dans le dernier Dakar ». C’est un buggy deux roues motrices de conception SMG, poussé par 300 chevaux, ce qui se fait de mieux dans le genre.
« Nous aurions pu choisir de reconstruire la voiture avec laquelle nous avons fait le Dakar, la Tunisie et le Maroc, et qui avait fait la preuve de sa fiabilité. Mais cela aurait représenté une débauche d’énergie assez inutile », explique Delli-Zotti.
Un buggy au top
Le remontage, à Vallauris, du buggy de Pescarolo a tout de même pris quatre mois. Thierry Delli-Zotti considère qu’avec ce proto, il est mieux armé que jamais. « Il n’existe rien au-dessus de ce buggy hyperconfortable, en dehors des voitures d’usine, avec lesquelles il est impossible de rivaliser. »
Si le fait de n’avoir que deux roues motrices constitue un handicap pour le sable, Delli-Zotti et Patissier pourront recourir au gonflage-dégonflage, proscrit pour les quatre roues.
Plus mûr
Pour avoir été copilote d’usine, Delli-Zotti sait le confort que représente l’appartenance à une curie. « Mais j’ai eu besoin d’indépendance. Cela dit, j’aimerais travailler aujourd’hui dans d’autres conditions. Et j’aspire à monter, un jour, une écurie. »
Delli-Zotti considère qu’il a mûri : « Il y a eu des Dakar, honnêtement, je me demandais ce que je faisais là. Mais aujourd’hui, si j’étais soutenu par une marque, je pourrais gagner ce rallye. »
En attendant, l’obsession de Delli-Zotti et Patissier sera d’emmener leur auto jusqu’au terme de la course. « On ne veut pas se louper, et si l’on est épargné par les petits soucis, on peut ramener un résultat. »
Delli-Zotti approuve les limitations de vitesse
Thierry Delli-Zotti approuve les mesures prises par les organisateurs du rallye pour limiter la vitesse dans les villages et empêcher les accidents mortels qui touchent les populations. La dernière édition du rallye, on s’en souvient, avait été particulièrement meurtrière. « C’était désolant, catastrophique. Il faut que les concurrents soient responsables. Il est absurde de dépasser les 30 ou les 50 km à l’heure dans les villages. » La vitesse des véhicules y sera désormais contrôlée par GPS.
La société de Delli-Zotti, Rallye Assistance Service, a d’ailleurs préparé pour l’organisateur ASO (Amaury Sport Organisation) six véhicules destinés à la sécurité du rallye, qui préviendront dans les villages africains de l’arrivée des concurrents.




