Vendredi 19 janvier à 20h45. Harpagon est parti. Il a tout emporté avec lui: argent, meubles, décors et accessoires... Il a vidé maison et théâtre. Et ne laisse pour tout héritage, à Elise, Cléante, Marianne et Valère que le plancher et la fameuse cassette. Ouvrons-la: pas d’argent, mais les lunettes du père, sa fraise à l’ancienne, un mouchoir ensanglanté, un bâton... Au travers de ces signes, sur le sol chargé de mémoire, les jeunes gens vont jouer leur histoire, leur vie qui fut à la fois une tragédie, une comédie et une farce. Jean Boillot signe la mise en scène. Il a choisi “d’interpréter la pièce de Molière selon le point de vue des quatre amoureux, Elise, Cléante, Marianne et Valère. Il n’y a donc qu’eux sur scène. Harpagon n’est pas là. Mais il est omniprésent quand même. Au travers de leur récit ou de leur jeu. La pièce se reconstitue au fil des témoignages. Portrait d’Harpagon à quatre voix jusqu’à ce que les jeunes gens soient amenés à revêtir leur rôle ou celui de leur bourreau ... Raconter c’est revivre, signe que nous sommes dans l’espace de la mémoire qui est si proche de celui du fantasme et du désir. Nous qui croyons jouer sommes joués par des forces enfouies qui ne demandent qu’à surgir. Harpagon n’est pas mort: il est indissociable d’eux”.
Notre avare, à la Barbacane, vendredi 19 janvier à 20h45. Tarif: 17€, 15€ en tarif réduit, 12€ pour les moins de 12 ans. 10€ pour les abonnés. Renseignements au 01 34 91 06 58
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