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Les Douanes en veulent aux pieds de vigne de la collégiale
Les pieds de vigne plantés il y a trois ans près de la collégiale sont illicites. Les Douanes ont dressé un procès-verbal à l’association « Le clos des vieilles murailles » qui va devoir payer une amende de 100 euros.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  27 décembre 2006
Page 12 

Les 152 pieds de vigne de la collégiale sont dans le collimateur des Douanes.

Trop jeunes, ils n’ont jamais donné de raisins permettant de produire du vin. Pourtant, les 152 pieds de vignes plantés il y a trois ans près de la collégiale sont illégaux. Les douanes ont mené leur enquête, elles reprochent à l’association de ne pas avoir demandé d’autorisation pour planter ces ceps de vigne. Dans cette affaire, “ Le clos des vieilles murailles ” risquait d’être obligé d’arracher les pieds.

Une amende de 100 euros

Le président de l’association a finalement reçu samedi, par lettre recommandée, une « proposition de transaction» pour régler le contentieux. Il a un mois pour décider si l’association va régler une amende de 100 euros et se rapprocher, comme le lui suggèrent les Douanes, d’un organisme pour conserver les vignes illicites. Dans le cas contraire, l’affaire pourrait se régler devant le tribunal correctionnel.

Les bouteilles de “ Côtes de seine ” n’ont pas été saisies. Et pour cause, elles ont été produites avec le raisin des vieilles vignes de Guernes, Limay et Guerville. Celles-là sont autorisées. Ce cépage local de baco noir a valu à l’association la médaille d’or des vins rouges au 10e symposium des vignes d’Ile-de-France, organisé par la très sérieuse confrérie d’Ile de France.

Les vieilles vignes autorisées

Cette médaille a vraisemblablement incité les Douanes a enquêté sur l’association début décembre. Elles ont donc relevé une infraction à la réglementation vitivinicole européenne, censée protéger la filière du vin. « Les ceps de vigne du château de Versailles ont, eux, obtenu l’autorisation», assure le receveur du bureau des Douanes de Trappes, où l’affaire a été traitée. Il confirme son existence mais tient à la minimiser. « L’association a reçu une pénalité mineure. On a considéré que, compte tenu du caractère associatif, non lucratif et pédagogique, on pouvait maintenir la vigne illicite à condition que l’association se mette en règle auprès de l’organisme Viniflhor (Office national interprofessionnel des fruits, des légumes, des vins et de l’horticulture), à Paris. On assiste à une multiplication de ce types de vignes», explique le receveur.

L’association, qui compte une centaine d’adhérents et produit à peine deux fois plus de bouteilles, a demandé « la clémence de l’Etat».

C’est peut-être que le « moins mauvais des vins d’Ile-de-France » (dixit Olivier Aljancic, le président du “ Clos des vieilles murailles ”) a de l’avenir. Il est sûr que cette affaire risque bien de le rendre encore plus « fameux». Par sa notoriété bien entendu.


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