Fontenay-Saint-Père. La première centenaire depuis 1918
Patrick Wassef
Le Courrier de Mantes
Publié le: 27 décembre 2006
Page 18
89 ans que le village n’avait pas vu cela ! Une centenaire à Fontenay. On n’en avait pas connu depuis le 18 février 1918. Elle s’appelait Eulalie Bellet. Et sur la photo de ce jour mémorable qui trônait en bonne place dans la salle communale, une petite fille, enchapeautée.
Près de quatre-vingt-dix ans plus tard, c’est elle qui est à l’honneur. Samedi 14 décembre, Colette Massot fêtait ces cent ans avec son fils, ses petits-enfants ses amis et tout le village. Jean-Daniel Beguin, le maire s’est d’ailleurs plu à raconter les grands moments de sa vie, sa rencontre avec son mari, à la boucherie du village, et qui faisait se livraisons à vélo, son apprentissage, son mariage, bref toute son histoire jusqu’à son retour à Fontenay à l’heure de la retraite.
Toujours vaillante
Sa maison, elle ne l’a pas quittée. Bien sûr, elle ne s’occupe plus de son jardin, «mais dit-elle d’une voix résolue, je vis toujours chez moi. J’ai une aide ménagère qui vient quatre fois par semaine. Je suis toujours vaillante. Il faut se bouger. Je n’aime pas rester toute la journée dans un fauteuil, alors je fais ce que je peux, et ce que je ne peux pas, je le laisse». Ce centenaire, c’est bien sûr une fête, et elle le prend comme tel, même si elle avoue être «un peu troublée par tout ce monde, moi qui n’en vois pas beaucoup». Ses journées sont rythmées par la visite de son aide ménagère, et «un peu de lecture, un peu de sommeil. Je ne peux plus lire les livres à cause de ma vue, mais je lis Le Pèlerin et Femme actuelle. Ce sont des petits articles et le papier journal ne brille pas. Mais pour le reste ça va. On se défend comme on peut !»
Et elle se défend bien, car après avoir reçu la médaille du village, et avant de sabler le champagne, Colette Massot s’est fendue d’un petit discours de remerciement avant de crouler sous les cadeaux.
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