Conseil. La Ville va déléguer la gestion de la crèche à une société privée
La crèche de la future Maison de l’Enfance sera gérée par une société privée. La délégation de service public a été votée l’autre lundi lors du conseil municipal.
Ludovic Vincent
Le Courrier de Mantes
Publié le: 20 décembre 2006
Page 14
L’attribution des quarante places de la future crèche de la Maison de l’Enfance, en cours de construction dans la ZAC des Bords de Seine, sera conservée par la Ville. Mais la gestion de l’équipement, le recrutement du personnel surtout, va être confiée à une société privée. Le projet a reçu l’avis favorable de la commission consultative des services publics locaux.
Le maire, Michel Vialay, et son adjointe chargée de la petite enfance, Cécile Dumoulin, souligne « plusieurs avantages, notamment au regard de la difficulté du recrutement de personnel qualifié en matière de petite enfance» : « La Maison de l’Enfance pourra accueillir 40 berceaux dès 2007, contre 30 si la Ville avait pris en charge la gestion de la crèche ; l’amplitude horaire sera plus importante et un relais d’assistantes maternelles étendra les possibilités de modes de garde offertes aux parents.»
Dans le même temps, la ville annonce la démolition, en 2008, du bâtiment qui accueille la crèche parentale Picoti-Picota (ouverte en 2003). L’association sera transférée à l’espace Paul-Bert, ce qui devrait lui permettre de gagner quatre places (soit 20 berceaux). Et la crèche collective Clemenceau va être réhabilitée et élargie (de 53 à 60 places).
1 contre,
3 abstentions
Marc Jammet (PC) a voté contre cette délégation de service public : « Nous répondons à 12%, seulement, des besoins. Nous avons besoin d’une volonté municipale pleine et entière, pas seulement une délégation de service public au bénéfice d’une société privée. Si elle est en déficit, elle sera subventionnée. Si elle fait des bénéfices, elle les gardera. » Trois conseillers municipaux se sont abstenus. Joël Mariojouls (Decil) s’est dit « pas forcément contre mais comment la contrôler ? J’ai plutôt l’impression qu’on se débarrasse du problème. » Et Philippe Calmette (PS) a réclamé « un cahier des charges précis. »
Michel Vialay, le maire, a répondu : « On est seulement au lancement de la procédure. Quant au taux de satisfaction, 12%, il est calculé en fonction de la demande potentielle. Rassurez-vous, la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) contrôle tout.» Les tarifs ne devraient pas bouger. Et Cécile Dumoulin ajoute : « En onze ans, nous avons augmenté de 50% la capacité d’accueil des crèches sur la ville.»
Le périmètre mantais de l’OIN défini
Le périmètre juridique de l’OIN (Opération d’intérêt national) a été défini à Mantes-la-Jolie. Il concerne la partie Ouest de la ville, le Val Fourré, et une partie du centre-ville. Sur ce territoire, la compétence en matière d’autorisations d’occuper le sol et de création de ZAC est attribuée à l’Etat, même si le maire continue de les délivrer en son nom.
Marc Jammet (PC) a voté contre, « la priorité est donnée au tout routier et l’EPAMSA nous est imposé », comme Joël Mariojouls (Decil) pour d’autres raisons : « C’est embêtant de dire non à des milliards d’euros mais j’ai l’impression qu’on ne contrôle plus rien. Les indicateurs sociaux sont dans le rouge et on nous parle de pôle de compétitivité et d’espaces compétitifs. »
Michel Vialay, le maire, a répondu : « Plus de quarante communes, de toutes couleurs politiques, ont adhéré. C’est une chance que ce projet soit porté par l’EPAMSA (Etablissement Public d’Aménagement du Mantois Seine Aval), un établissement qui nous accompagne depuis plus de dix ans. »
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