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L’école de musique vaut le coup d’œil
Priorité au public avant l’inauguration, lundi 27 novembre, du nouvel équipement culturel de l’agglomération mantaise. L’école nationale de musique, de danse et de théâtre ouvre ses portes ce week-end. « Le Courrier » l’a visitée cette semaine. Impressions.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  22 novembre 2006
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L'auditorium de l'école de musique.

Massive, imposante, monumentale. Dans une région marquée par l’image médiatique de ses barres de logements, le parti pris architectural extérieur de l’école de musique, de danse et de théâtre de l’agglomération est osé.

Mieux vaut ne pas rester sur l’impression d’une façade de trois blocs austères vus de près pour se faire son idée sur le nouvel équipement intercommunal. Les architectes du cabinet parisien Badia Berger ont pensé des aménagements et choisi des matériaux nettement plus en contraste et chaleureux pour l’intérieur.

Sérénité

« C’est une grandeur qui n’est pas impressionnante et dégage au contraire une grande sérénité », assure son directeur Benoît Giraud. Il a raison.

Un sentiment d’apaisement se dégage vite sitôt l’entrée franchie. La rigueur des angles saillant des galeries transversales et des baies vitrées est brisée par le grand mur de bois oblique et le mélange de lumière naturelle et artificielle.

Dans le hall, l’œil est amené à regarder vers les étages supérieurs, vers la lumière, et offre une mise en scène plutôt agréable des perspectives et des matériaux tantôt rugueux, tantôt lisses.

L’auditorium de 223 places, qui oblige calme et attention, est à ce niveau, ainsi que plusieurs salles de musique… et la salle d’écoute de quinze places. Le must : son plafond noir illuminé de centaines de diodes blanches pendant la diffusion d’un morceau. Pas besoin d’être mélomane pour avoir envie de rester là un moment.

Aux étages, les grands studios de danse (158 et 118 m2) baignent dans la lumière grâce, notamment, aux percées étroites, très en hauteur, et qui semblent fuir au-delà du plafond. Epatantes.

Les couloirs jalonnés par des salles de percussion, des classes d’éveil aux petits sièges de bois rouge, des studios d’enregistrement ne présentent rien d’uniforme et sont assez rythmés y compris dans l’habillage au sol.

De temps en temps, une surprise visuelle dans l’allée : une discrète ouverture sur la Mantes-la-Jolie, à travers les persiennes de la fenêtre d’une salle de chant intimiste. Inattendue. Comme l’escalier de métal, en spirale pour briser les angles droits de l’édifice, qui relie les trois niveaux devant une chute de lumière naturelle. Superbe.

Les salles dédiées au théâtre, parquet de pin brut, murs blancs et mobiliers noir, contrastent, là encore, avec l’ensemble d’une réalisation qui mérite franchement le détour.

Portes ouvertes samedi 24 novembre (14 heures - 18 heures) et dimanche 25 (10 heures - 18 heures), 12, bd Calmette, à Mantes-la-Jolie.

Inauguration lundi 27, 16 heures, en présence du ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres.


Dominique Braye : « Elle va rayonner au niveau national »

Trois questions au président de la communauté d'agglomération.

En quoi l’école est-elle symbolique de l’action de l’agglomération ?

Elle est la première opération d’envergure où l’on intervient en financement principal. L’école est emblématique, surtout dans sa quarantième année d’existence. En dehors des questions de rénovation urbaine, on passe une marche supérieure : cet équipement est le symbole d’une ambition de lien social. Il doit être fédérateur de l’action culturelle, ouvert à tous et à toutes les associations comme Magnanville Jeunesse, le Collectif 12 et les autres. La musique est un creuset universel, on le constate d’ailleurs bien avec le festival de blues.

Formation

Quelques mots sur l’architecture. La façade est assez massive…

Les trois énormes blocs interpellent. L’architecture extérieure peut plaire ou ne pas plaire, mais, à l’intérieur, je pense que chacun sera séduit par l’ambiance harmonieuse. À l’horizon 2007, nous allons équiper les studios d’enregistrement qui feront pâlir un certain nombre de professionnels. L’école va rayonner au niveau national et international. D’ailleurs, alors qu’elle n’est pas encore inaugurée, nous avons déjà quatre demandes de manifestation pour son auditorium.

L’agglomération compte plusieurs entreprises spécialisées dans les instruments à vent, comme Selmer ou Buffet. Des liens vont-ils se créer ?

Oui, d’ailleurs nous allons proposer une formation de facteur instrumental l’année prochaine, en accord ces entreprises où les personnes qui auront bénéficié de cette formation pourront ensuite travailler.


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