« Par le présent acte, le bailleur vous donne congé pour le 1er mai 2007 pour lui permettre de procéder à la démolition de l’immeuble occupé. » 80 locataires du quartier des Écrivains ont reçu récemment une lettre d’huissier avec cette phrase qui sonne comme un avis d’expulsion. 208 logements, qui appartiennent au logement Français, doivent y être détruits dans le cadre du projet de dédensification du Val-Fourré. Moins de la moitié de ces logements est encore occupée. Les lettres d’huissier ont vraisemblablement affolé les locataires encore présents. L’un d’eux, Malick Tounkana, a exprimé cette inquiétude au micro de RDC samedi matin en présence de Jean-Luc Santini, maire adjoint chargé de l’urbanisme.
L’élu de la majorité UMP a tenu à rassurer les locataires. « C’est la procédure normale. Il ne s’agit pas d’expulsion. Le logement Français a signé une charte qui l’engage à reloger les habitants selon certains critères : des loyers identiques, le respect du choix de leur nouveau logement, »
Jammet : « La procédure est illégale »
Pour son collègue de l’opposition, Marc Jammet (PC), la procédure « est illégale ». « Le Logement Français évoque les articles 13 et 13 bis de la loi de 1948 alors que les logements sociaux, construits à la fin des années soixante, ne relèvent pas de cette loi. Et il ne s’agit en aucun cas de travaux d’amélioration mais de destructions pures et simples. » Une bataille juridique pourrait donc s’engager bientôt.
Ouvrier retraité, Malick Tounkana a aussi exprimé son regret de voir ces logements détruits.




