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Extase ou concentration, le danseur sportif oscille entre ces deux sentiments. |
Haletants, essoufflés, les virevoltant adeptes de l’art chorégraphique donnent tout en cet après-midi de compétition à la salle Jacques-Brel. Car il s’agit bien d’une compétition.
À ce niveau national, c’est « le côté challenge qui prend le pas », commente Jean-Marc, six ans de pratique de cette discipline avec sa femme Christine.
Régime spartiate
« On ne peut pas dire que le plaisir de la danse ludique n’est plus là, considère-t-il. C’est une satisfaction différente, celle de se mesurer aux autres et d’évaluer sa progression. »
À raison de sept heures d’entraînement hebdomadaires pour le couple, l’organisation des journées est « difficile à gérer, surtout quand on a des enfants, lorsqu’on pratique ce sport. Il demande une exigence dont ne se rendent pas toujours compte les gens. »
La danse sportive serait-elle donc coupable de jeunisme ?
Que nenni car, comme le constate la présidente du club mantevillois Odile Bezivin, « on a connu un participant qui était âgé de plus de 80 ans ! Les différentes catégories, cinq en tout, permettent à toutes les classes de concourir, même si aujourd’hui, les enfants n’étaient pas présents. »
Enfants, juniors, seniors, ils ont une minute trente secondes pour convaincre les juges de leur savoir-faire dans les différents exercices exigés.
« On sépare les danses latines - samba, cha-cha, rumba, paso doble et jive - des standards - valse lente et viennoise, tango, slow fox et quick step », précise Odile Bezivin.
Autant dire que pour pouvoir décrocher la victoire, les compétences podales doivent être conséquentes.
Le rythme
avant tout
Les juges se basent sur plusieurs critères pour noter les concurrents. Le rythme étant le premier d’entre eux, d’autres comme l’interprétation personnelle entrant en ligne de compte. « Par exemple, pour exécuter une rumba, il faut faire preuve d’une certaine sensualité », estime la présidente.
Malgré quelques accrocs inhérents à la compétition, foulures, petits télescopages… le public de la salle Brel aura été conquis par les prestations d’athlètes qui savent mener leur passion de la danse au pas, bien entendu.
R.B.






