A priori, ce match entre le leader invaincu et le bonnet d’âne du groupe apparaissait un poil déséquilibré.
En guise de quoi, Zabarel, l’un des plus en vue de l’après-midi, donnait le ton au bout de dix minutes de jeu en aplatissant entre les poteaux.
Plutôt que d’enfoncer le clou, cet essai, transformé aisément, entraînait paradoxalement l’équipe locale à s’endormir sur ses lauriers.
Le Blanc Mesnil, dès lors, ne se faisait pas prier pour prendre le jeu à son compte. Tant et si bien qu’en l’espace de sept minutes, elle renversait la vapeur (14-7). Il n’aurait d’ailleurs pas été scandaleux de la voir regagner les vestiaires avec cet avantage à la pause si elle n’avait pas péché par naïveté à l’approche du repos. C’est encore Zabarel, décidément en grande forme, qui se chargeait de renvoyer les deux équipes dos à dos à la mi-temps.
Pour le plus grand plaisir de leurs nombreux supporters, les joueurs d’Aubergenville offraient une facette nettement plus plaisante par la suite. Grâce à un fonds de jeu retrouvé, à un physique moins entamé que celui de leurs adversaires, et par conséquent à une puissance qui faisait d’énormes différences à tous coups. Le Blanc Mesnil étalait en revanche toutes les lacunes qui lui valent d’être le cancre de sa division : de nombreux plaquages manqués et une présence on ne peut plus faiblarde en troisième rideau. Chaouchi et Jourdain y allaient alors de leur essai pour dessiner une victoire acquise néanmoins dans la difficulté.
R.M.
Pour imprimer cet article
Envoyez cet article à un ami
Autres articles associés