Venu affirmer son soutien « à une commune provisoirement à la peine », le président du conseil général a visité jeudi dernier les sites touchés par la vague d’incendies criminels. Avant d’aller voir les dégâts, Pierre Bédier s’est réuni avec le maire Jacques Saint-Amaux, la directrice de l’enseignement, de la culture et des sports du conseil général Brigitte Cayla, et une représentante de la sous-préfecture.
« En cas de décote, chacun prendra en charge sa part », a affirmé le président du conseil général au sujet de la médiathèque, dernier bâtiment touché lors du week-end incendiaire (les pyromanes s’y sont attaqués en plein après-midi, dimanche). Le dossier est complexe. La médiathèque devait être livrée en janvier. Si le bâti a été réceptionné, ce n’est pas le cas des meubles qui s’y trouvaient. Et il faut attendre l’expertise pour savoir si la structure du bâtiment, où une dizaine de départs de feu a été comptée, a été endommagée. Quant au gymnase situé à proximité, il a été complètement détruit. « Pour le gymnase comme pour la médiathèque, le département participera de façon substantielle à leurs remises en état. Et il remplira ses obligations de propriétaire pour le collège », a ajouté Pierre Bédier, espérant un « retour à la normale d’ici dix ou onze jours ».
Un soutien venu de Palestine
Parmi les nombreux témoignages de soutien que la ville a reçu, celui de Alkam Bassah, maire du camp de Shu’Fat, a particulièrement touché Jacques Saint-Amaux. Dans un courrier adressé à la ville, l’élu palestinien qui est déjà venu en Limay, dénonce « ces actes malveillants». « Nous n’avons pas les moyens financiers pour vous aider mais nous sommes prêts à travailler volontairement avec vous dans cette affaire», précise-t-il. Une marque de solidarité symbolique compte tenu des conditions de vie des réfugiés de ce camp, sous occupation israélienne.






