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Bernard Boucher, patron d’une société de service après-vente de vente mais aussi éleveur de chats de race.

Bernard Boucher, éleveur de chats. Félins pour l'autre
L’ancien quincaillier de la rue Pochon a baissé son rideau pour devenir éleveur de chats de race. Une vieille complicité qui le mène aussi devant des jurys de concours, à l’image de celui qui est proposé au centre Louis-Jouvet, ce week-end.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  04 octobre 2006
Page 23 

Assurer que les chats ont toute leur place à la maison n’est pas une vaine expression chez les Boucher. Aucune des pièces ne leur est interdite de leur pavillon de Limetz-Villez. Le grand arbre à chat qui trône au centre du séjour symbolise l’attachement de la famille au félin. Et si le doute subsiste, un rapide coup d’œil sur la terrasse entièrement fermée d’un filet noir, sur le « boudoir» et les espaces de jeux qui l’entourent finissent de convaincre.

Royal

C’est là que vivent aujourd’hui Twt (prononcez toutes les lettres), un Mau égyptien de 4 ans, sa fille Victoire de Qadesh, mais aussi deux Bleus russes, Ulotte et Bashka. Sans compter le chien, les deux oies…

La passion de Bernard Boucher pour les chats n’est pas nouvelle. « J’ai grandi à Maison-Alfort avec un Persan, très protecteur, se souvient le patron d’une société de service après-vente de motoculteurs. Il y a quelques années, j’ai eu un Siamois à poils longs, ou Balinais. Lorsque je l’ai perdu, j’ai pris Twt. Le Mau égyptien est une des races les plus anciennes et la plus proche des chats des pharaons. L’attitude de cet animal est extraordinaire. Quand je présente Twt au public, elle a une posture qui laisse penser qu’elle apprécie vraiment. Elle est royale.»

La jeune femelle, au caractère bien trempée d’après son propriétaire, passe beaucoup de temps à observer la vie de ses maîtres : « Elle nous suit du regard en permanence et participe à tout ce que l’on fait. Quand je bricole, elle s’approche et reste attentive.»

Lorsque les rapports se tendent parfois entre les congénères, notamment entre les chatons que leur mère repousse au bout de quelques semaines, les adultes rejoignent la chatterie « où ils aiment retrouver une certaine tranquillité.»

De ville en ville

De cette passion est née son activité d’éleveur professionnel où chaque chat est vendu entre 800 et 1 200€… et de sa participation aux concours.

Le centre Louis-Jouvet accueille justement la première exposition de chats de race ce week-end où 160 à 180 animaux seront présentés au public. Ils défileront aussi devant un jury qui établira un classement selon des critères de race, de couleur, etc. internationaux, avant de s’achever un sur best, un défilé des lauréats de chaque catégorie.

Ses instigateurs entendent en faire un rendez-vous annuel « incontournable» de la région et tourner de ville en ville au fil des éditions. Rendez-vous dans le Bonnièrois pour le coup d’essai.


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