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Robert Huot et Michel Lebouc, délégués syndicaux CGT, ont dénoncé le projet de loi. |
« Le vote du projet de loi n’est pas une finalité. Ce n’est qu’un temps fort. Nous ne baisserons pas les bras et continuons notre combat contre la déréglementation du secteur énergétique». Lundi, la veille du vote à l’Assemblée nationale du projet de loi de privatisation de Gaz de France, la CGT a tenu une conférence de presse à la centrale EDF de Porcheville. Le syndicat a rappelé les risques inhérents au projet de fusion de GDF Suez et à l’ouverture totale du marché de l’énergie au 1er juillet 2007. Des risques pour la nation, en terme de sécurité énergétique et donc d’indépendance énergétique, mais aussi pour les collectivités locales, les entreprises et les usagers. « Cette privatisation va immanquablement se traduire par une augmentation des tarifs, il ne faut pas se leurrer. On a déjà vu ce que ça donnait avec France Télécom », a lancé Michel Lebouc, délégué syndical. Il a cité le cas d’une entreprise de la région havraise qui, sortie du tarif régulé, a vu sa facture énergétique augmenter de 175 %. Elle a mis la clé sous la porte ce week-end et licencié son personnel.
Pour une fusion EDF-GDF
Le syndicat s’interroge aussi sur les conséquences de la fusion en terme d’emplois. « Ce sont 160 000 salariés de Suez, 8 000 salariés propres à GDF et les 60 000 agents des services communs EDF-GDF qui sont concernés », a rappelé Michel Lebouc.
Fermement opposée à la privatisation de GDF et à la fusion avec Suez, la CGT avance des propositions alternatives : l’augmentation de la part des actionnaires publics du groupe dans le capital, la constitution d’un pôle public avec la fusion 100 % publique d’EDF et de GDF pour éviter la constitution de « géants privés » et la mise en concurrence des deux entreprises. Enfin la CGT exige la réalisation d’un bilan impartial pour « mesurer les conséquences de la libéralisation du secteur énergétique dans les domaines aussi cruciaux que l’emploi, le développement industriel, l’environnement et les prix ».
Pour dire stop à la privatisation et oui à la fusion EDF-GDF, la CGT appelle à une manifestation, le samedi 14 octobre à Paris.






